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S

  S Se dit Sierra. Signifie : mes machines sont en arrière. S  
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  Sabordage

Le sabordage (ou sabordement) d'un navire désigne l'action de le couler volontairement du fait de son équipage.

Sabordage vient de sabord, mot dont l'étymologie est inconnue.

La flotte française s'est sabordée à Toulon le 27 novembre 1942 sur l'ordre du Régime de Vichy pour éviter sa capture intacte par le Troisième Reich dans le cadre de l’opération Lila. Seules quelques unités s'échappent pour rejoindre la France Libre du Général de Gaulle. En effet, lors de la négociation de l'armistice, le Régime de Vichy avait "démilitarisé" la flotte, et l'Allemagne s'engageait à ne pas la saisir : ainsi, l'ensemble de la superbe flotte française (superbe au sens propre, elle venait d'être considérablement modernisée et renforcée) était neutralisé pour la durée des hostilités. L'Allemagne ne tient pas ses engagements et investit Toulon 31 mois après l'Armistice : au moment crucial du choix, l'Amirauté obéit à l'ordre de sabordage plutôt que de reprendre le combat aux cotés des Alliés.

Si la flotte s'était rebellée et avait massivement rejoint les forces alliées, la fin de la guerre eut été plus rapide, mais pas de beaucoup, car le début de la guerre avait fait apparaître l'absolue vulnérabilité des superbes vaisseaux de guerre face aux attaques aériennes.

Notre image : Le croiseur "Marseillaise" sabordé à Toulon.

Le croiseur "Marseillaise" sabordé à Toulon  
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  Sabot

Un sabot est une pièce ou une construction qui sert à donner un appui ou à surélever une pièce ou une structure.

Le sabot de dame de nage est la pièce qui sert à surélever le support de dame de nage afin de donner un meilleur angle de nage à l'aviron, et d'éviter les frictions sur le plat-bord.

Sabot  
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Sabre, dérive

En simplifiant un tout petit peu, la dérive permet au bateau dépourvu de quille de progresser sur une route faisant un angle avec la direction du vent (au lieu de se laisser pousser dans la direction du vent).

La dérive est une "quille rétractable", et on parle de dérive sabre lorsque celle-ci se relève verticalement (ou longitudinalement pour être plus précis) dans son puits. C'est par double analogie : d'abord analogie de forme entre le sabre et la dérive, longue et relativement éffilée, et analogie d'étui, entre le fourreau du sabre et le puits de dérive.

Sur notre image, la dérive sabre du prototype du Doris 17. Son puits n'est tenu verticalement que sur son arrière, vissé-collé sur la cloison qui supporte le banc, et j'ajouterais des courbes verticales reprises sur la sole pour tenir son avant.

Voir également Dérive et Quille.

Sabre  
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  Safran Le safran est la partie immergée du gouvernail. Sur notre photo, ce safran est relevable (par pivotement) pour permettre à ce dériveur d'accoster, voire de gouverner dans très peu d'eau. Safran  
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  Saisir

Fixer quelquer chose. Quasi-synonyme de frapper, d'amarrer.

Sur notre image, ce cochon a certainement commis un grave crime pour se voir ainsi saisir par la police... Serait-ce celui qui a commencé à répandre la grippe porcine ?

Saisir  
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  Saltimbanque

Encore une invective du capitaine Haddock : le saltimbanque est un comédien ou marchand ambulant dont la profession est d'amuser la foule dans les foires ou sur les places publiques, avec des acrobaties, des tours d'adresse ou de force, ou grâce à des boniments.

Par analogie, c'est aussi le bouffon de société ou le mauvais orateur, outré dans ses paroles et dans son comportement. Homme qui, par son manque de sérieux, sa légèreté, ne se montre pas digne de considération. Synonyme : clown, fantoche, marionnette, pantin, sauteur.

Le mot saltimbanco est emprunté à l'italien.

Bozo le clown  
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  Sancir

Un bateau sancit quand il "plante" à pleine vitesse son étrave dans une vague et tente une immersion périscopique, sous l'effet de plusieurs facteurs : partie avant de la coque insuffisamment porteuse (proue trop fine), centre de poussée du gréement trop élevé, vitesse élevée pour rattraper la vague, et ... pas de chance !

Ci-contre la photo de Silk II prise par Beken : être au bon endroit au bon moment pour faire LA photo (et avoir des réflexes et du matériel en état de fonctionner... c'est un métier !)

Silk II, par Beken  
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  Sapelli

Arbre d'Afrique de la famille des Meliaceae. Densité 0.69, assez dur, très bonne résistance à l'humidité. Couleur : brun, rouge à brun violet. Superbe déroulé en contreplaqué grâce à la richesse de sa texture.

 

Sapelli  
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  Saturation

Le dictionnaire nous dit que la saturation est "la limite de la possibilité que possède une substance (liquide, gaz, air) d'en dissoudre ou d'en absorber une autre (solide, liquide, gaz, vapeur) dans des conditions déterminées de température et de pression; état d'un liquide, d'un gaz ou de l'air saturé."

Je parle souvent sur ce site de saturation pour désigner l'opération consistant à imprégner la surface du contreplaqué d'époxy "claire" afin de constituer une barrière pour isoler le bois du milieu extérieur, et singulièrement empêcher l'eau de pénétrer à l'intérieur du bois et réduire ainsi ses caractéristiques mécaniques avant de permettre le développement de champignons qui vont le détruire à terme.

Comme le montre notre image, on parle aussi de saturation lorsque le tissu de verre est imprégné de résine afin de créer un composite par stratification. Well, well, well...

Voir également Imprégnation. On parle aussi parlois de "Glaçage", toujours dans un esprit de simplification, bien sûr.

Saturation  
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  Scandaliser

Scandaliser une voile à livarde, c'est le nom de la technique sophistiquée de réduction de toile, à employer s’il vous arrive de vous trouver dans une situation où vous ne maîtrisez plus la situation et souhaitez réduire rapidement la toile.

Dégréez la livarde en larguant le "morveux" et en poussant le talon de la livarde à l'eau sous le vent : la partie de la voile qui continue de porter réellement n’est plus que le triangle dont les cotés sont le mât et la bôme, soit 50% à 70% de la surface totale, le reste fasseye mollement sous le vent… en remuant un peu la livarde dont le talon traine dans l'eau. Pas très élégant, mais ce n’est pas ce qu’on cherche !

Scandaliser est le mot américain (to scandalize), je ne connais pas l’équivalent en français. Si vous le connaissez, merci de me le communiquer.

Skerry  
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  Scarf

Le scarf est un joint en biseau dans le plan longitudinal ou latéral dont le but est d'obtenir une pièce de grande longueur à partir de plusieurs pièces plus petites. Le mot scarf vient du norvégien skarfr qui signifie "clou pour tenir un joint", en il se traduit en français par "écart". Notez la proximité phonétique comme on en remarque souvent dans le vocabulaire de marine. Autres exemples : boom pour bôme, cutter pour cotre, sloop pour sloup (ah, ah !) mast pour mât, mizzen pour misaine, stay pour étai, spar pour espar, fuck pour foc (ah non...)

Certains désignent ce type de joint par le mot "enture". Mais enture a un sens plus général : il s'agit d'un emboîtement de deux pièces entre elles, sans spécification de la forme du joint, et on doit donc qualifier l'enture. Les entures droites les plus courantes sont : les entures à enfourchement; à mi-bois sans tenons, ou avec tenons; à sifflet; à enfourchement d’équerre; à double queue d’aronde; à trait de Jupiter avec clés sans tenons, communément employée en menuiserie; à trait de Jupiter evec tenons, soit à joints droits, soit à joints obliques. Les deux pièces d’une ente étant identiques, le plein de l’une des pièces assemblées doit entrer exactement dans le vide de l’autre.

Sur nos images, 2 feuilles de contreplaqué marine sont assemblées bout à bout par un scarf pour construire un canoë. La longueur standard des feuilles de contreplaqué est de 2.44 m : il faut donc juxtaposer plusieurs segments pour obtenir la longueur requise dès lors que la longueur de la coque à construire dépassera 2.40 m.

Première phase : taille du biseau (minimum 8 pour 1, maximum 12 pour 1, c'est à dire que la longueur du biseau fait 8 à 12 fois l'épaisseur.) Par expérimentation, on s'est rendu compte que le joint est plus faible hors de ces limites. En dessous, c'est évident car il n'y pas assez de surface de contact pour le collage, mais au dessus, cela l'est moins : c'est en fait le contreplaqué qui devient plus faible que le joint de colle et qui se délamine. Les 2 cotés du scarf sont taillés en même temps, superposés et inversés. La coupe est faite à la scie, au rabot, ou à la ponceuse. Les plis de CP donnent un bon guide de coupe grâce au différences de teinte du bois et aux lignes de colle.

Seconde phase en bas, les 2 pièces sont remises en position normale, des films plastique sont préparés, il n'y a plus qu'à étaler la colle, superposer les joints, poser le film plastique au-dessus et clouer ou visser à travers le tasseau pour établir une bonne pression de collage pendant le temps requis.

Dans certains kits, on utilise des joints-puzzle ou des joints digitaux pour remplacer les scarfs.

L'image du bas montre un fer de toupie qui sert à couper des entures multiples afin de réaliser des assemblages par collage dans du bois massif.

Scarf : taille des biseaux
Scarf : collage

Fer à enture

 
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  Scolopendre

Encore une invective du capitaine Haddock : animal arthropode (invertébré à pattes articulées et dont le corps est formé de segments), carnassier et venimeux, au corps formé de vingt et un anneaux portant chacun une paire de pattes. Synonyme de mille-pattes.

Rien à dire, comme insulte c'est parfait !

Scolopendre  
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  Sec (à Sec de Toile)

A sec signifie échoué.

Un voilier est à sec de toile quand il est sans aucune voile, se dit en général du bateau en fuite devant le mauvais temps.

Cul sec : rien à voir.

A sec de toile devant le Cap Horn.  
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  Sémaphore

Encore une invective du capitaine Haddock : elle vise l'agitation apparente du sémaphoriste à pavillons, qui enchaine rapidement une série de signaux en orientant les bras, ses mains tenant des pavillons afin d'aider à visualiser la posture.

Dès les origines de la navigation, avec l'apparition des premières invasions venues de la mer, la surveillance des côtes est devenue le souci permanent des populations riveraines. Des postes de guet furent créés avec mission de surveiller le large, de découvrir les navires ennemis et de signaler leur approche. À l'époque romaine on comptait 3200 tours de guet réparties sur les 5600 km de littoral de la France actuelle.

En 1795 une ligne continue de vigies fut créée sous la direction de la Marine. Les transmissions se firent d'abord au moyen de pavillons. Plus tard à partir de 1807, on utilisa le télégraphe de Chappe (les signaux sont constitués par l'orientation de 2 bras et d'une barre de connexion). Après l'Empire, les sémaphores furent jugés superflus en temps de paix. Ils furent supprimés de 1814 à 1858.

Le mot sémaphore vient du grec "sema" (signe) et "phoros" (qui porte). Il désigne "un poste de signalisation établi sur une côte pour communiquer par signaux optiques avec les navires en vue".

La radio et le téléphone ont rendu obsolète la fonction de communication des sémaphores.

Source (partielle) : Marine Nationale

La station de sémaphore de l'ile de Molène en 1896

La station de sémaphore de l'ile de Molène en 1896

 
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  Semelle de quille

La semelle est la pièce d'usure que l'on fixe sous une pièce appellée à être en contact avec le sol, donc principalement la quille. Celle-ci est souvent protégé par une bande-molle métallique, et son rôle de pièce d'usure n'est plus aussi clair. Sur les petits bateaux de travail de jadis, on ne mettait pas de bande-molle car cela coûtait trop cher, et la semelle était réellement une pièce d'usure. On utilise toujours les semelles de bois rouge, relativement dur et imputrescible pour habiller le chant exposé des ailerons en contreplaqué des petits bateaux visibles sur ce site.

Les anglo-saxons appellent "wormshoe"(semelle à vers) la semelle de quille, car le dessous de cette pièce n'était généralement pas peint (car le bateau reposait dessus, et de plus la peinture partait vite par abrasion sur les grêves) et c'était la partie que les vers xylophages attaquaient en premier.

Semelle  
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  Serre

Elément longitudinal de charpente fixé sur la face intérieure des membrures et servant de renfort. On distingue notamment la serre bauquière, supportant le pont, et la serre de bouchain, fixée dans le rayon du bouchain.

Sur notre image, la serre supporte (partiellement) les bancs.

Serre  
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  Serrer Plusieurs significations : serrer la côte signifie passer le plus près possible, serrer le vent signifie remonter au plus près, ou encore serrer une voile signifie la ferler après l'avoir afallée, ou carguée comme sur notre image. Serrer  
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Sharpie

Le sharpie est un type américain de voilier de travail long et étroit à tirant d'eau et franc-bord extrêmement réduit et équipé d'une grande dérive. On suppose que le sharpie est originaire des environs de New Haven, dans le Connecticut, où il était utilisé pour le "ratissage" des bancs d'huitres sauvages (oyster tonging : les huitres sont saisies et ramenées à bors à l'aide d'une pince-rateau à long manche).

Le modèle de sharpie le plus courant faisait 8 m de long par 2 m de large, gréé en "cat ketch" (ketch dont les mâts ne sont pas haubannés) avec 3 emplantures : la première dans l'étrave, la seconde à mi-longueur et la troisième entre les 2. Par petit temps, les 2 mâts étaient gréés (le plus grand dans l'étrave et le petit à mi-longueur), mais par bonne brise, un seul mât était gréé en position intermédiaire.

Les voiles bermudiennes sont tenues en bas par des bômes-livardes (spritboom en anglais, traduit par balestron en français), parfois agrémentées d'un petit espar vertical au point d'écoute, tout simplement appelé "club" (en français bâton) permettant d'augmenter la surface de voilure. Ce dernier dispositif était peu répandu sur les sharpies de travail, mais plutôt réservé aux gréements de régate.

Les voiles sont arisées verticalement : les bandes de ris sont parallèles au mât. L'étrave est verticale, avec le brion affleurant la surface, un arrière souvent arrondi, et un gouvernail peu profond, très long et compensé, qui peut descendre ou remonter d'une vingtaine de cm dans son tube de jaumière pour plus d'efficacité quand le fond le permet. Une énorme dérive pivotante ne descend que de 30 à 40 degrés pour conserver un tirant d'eau réduit dérive basse. Sa longueur compense sa faible profondeur.

Le sharpie s'est répandu à partir de New Haven dans tous les endroits où la faiblesse des fonds interdisait l'usage de bateaux à tirant d'eau "normal", notamment la baie de Chesapeake et les côtes de Caroline du Nord et du Sud, ainsi que la Floride. Tout en conservant les caractéristiques de coque (longue, étroite, très plate), des sharpies plus grands furent construits pour d'autres pêches et des activités de cabotage, jusqu'à une bonne vingtaine de mètres, et souvent gréés en goélette.

Une grande partie du succès du sharpie est due à la rusticité de sa construction : par exemple son fond plat était bordé en travers (ce qui permettait d'utiliser des chutes de bois de courte longueur), et ses murailles basses et évasées n'étaient constituées que de 2 ou 3 bordés. Il était équipé d'un pontage avant et arrière, reliés par des passavants, sur lesquels se tenaient les "ratisseurs" d'huitres alors que le bateau "peignait" les bancs en dérive dans quelques dizaines de cm d'eau.

Paradoxalement, le plus célèbre des sharpies n'en est pas vraiment un : il s'agit d'Egret, dessiné par le Commodore Ralph Munroe en 1886. Egret est un hybride de sharpie et de doris, dont il a la coque plus profonde et les flancs plus ouverts. Egret est resté dans les annales pour l'excellence de sa tenue à la mer.

Howard I. Chapelle s'était fait l'avocat de l'adaptation à la plaisance des types anciens de bateaux de travail, et il dessina notamment un grand nombre de sharpies, de même que Phil Bolger.

Selon Chapelle "L'adoption rapide du sharpie peut être attribuée à sa construction bon marché, son faible tirant d'eau, sa vitesse, son maniement facile sous voile, son apparence gracieuse et sa surprenante tenue de mer. Du fait qu'ils étaient initialement utilisés pour le dragage à la main des huitres (voir Oyster tonging), une activité de beau temps, c'est un peu par hasard que ces qualités marines furent découvertes. Il y a un cas documenté où un sharpie huitrier secourut l'équipage d'une goélette de cabotage à Branford, Connecticut, lors d'un coup de vent sévère, après que plusieurs autres bateaux se soient révélés incapables d'approcher la goélette en difficulté."

Ci-contre une photo prise par Howard I. Chapelle montrant un sharpie de Caroline du Nord marchant à donf, avec un ris dans ses voiles au cours d'un coup de vent modéré. Selon Chapelle, ce sharpie fait 42 à 45 pieds (12.80 à 13.72 m)

Par extension, l'appellation "sharpie" désigne aujourd'hui n'importe quelle coque plate et étroite.

Sharpie
Ci-dessus, croquis d'un sharpie par Chapelle
 
The sharpie book, par Reuel B. Parker
Couverture du livre "The sharpie book", par Reuel B. Parker. Le barreur est debout à l'arrière, dans l'ombre de l'artimon, et le bateau n'est pas tout à fait dans ses lignes.

Sharpie de Caroline du Nord dans un coup de vent modéré

 
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  Sillage

Le sillage est la zone de turbulence située sur l'arrière d'un corps solide et causée par le flot d'un fluide autour de ce solide. Dans l'eau, le mouvement du bateau cause le déplacement de l'eau, car elle est incompressible, et ce déplacement cause la création d'une vague. Celle-ci se déplace vers l'extérieur par rapport à sa source jusqu'à ce que son énergie soit dissipée par friction ou dispersion.

Le sillage causé par le déplacement sur l'eau a été modélisé par Lord Kelvin. Selon son modèle, le sillage est formé de deux lignes formant un V, la source du sillage étant à la pointe du V. Chacune des lignes fait un angle de 19° par rapport à la direction du mouvement, et elle est constituée de vagues qui elles-mêmes forment un angle de 53° par rapport à la direction du mouvement. L'intérieur du V est rempli de vagues transversales en arc de cercle, le centre de ce cercle se trouvant projeté devant la source du sillage, à deux fois la distance de la vague par rapport à celle-ci (toujours avec moi?)

Le sillage d'un navire ou tout autre objet se déplaçant à la surface de l'eau est toujours identique, selon le modèle décrit par Lord Kelvin, et il est indépendant de la vitesse et de la taille de sa source, et de la composition de l'eau.

Sillage  
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  Silmaril

Le nom Silmaril provient, tout comme Arwen et Gandalf, de l'univers fantastique tissé dans ses livres par le professeur de littérature et linguistique J.R.R.Tolkien. Son "grand oeuvre", la trilogie du Seigneur des Anneaux (Lord of the Rings) fut publié en 1954-55 dans l'indifférence quasi-générale. La trilogie rencontra un succès croissant à partir du début des années 1960, grâce notamment à une édition américaine non autorisée. La traduction française de Francis Ledoux parut seulement en 1972-73.

La trilogie des films réalisés par le néo-zélandais Peter Jackson, sortie en 2001, 2002 et 2003, fit connaitre l'oeuvre au grand public dans le monde entier. Il faut noter que la trilogie sur grand écran est extrèmement fidèle à l'esprit, sinon à la lettre, de l'oeuvre de Tolkien. C'est remarquable de la part de Peter Jackson, qui était jusque là plutôt connu pour ses films d'épouvante "gore"...

Les Silmarils sont trois bijoux fabuleux forgés par Fëanor, le plus talentueux des mages de l'ancien temps, qui réussit à y incorporer l'essence des arbres du Valinor, éléments indispensables à l'existence de cette contrée fabuleuse.

Par avarice et à cause des calomnies de Melkor (aka Sauron), Fëanor cacha les Silmarils dans sa forteresse de Formenos où ils furent volés par Morgoth (aka Sauron again). Le Noir Ennemi sertit sa couronne de ces joyaux afin d'éviter de devoir se séparer d'eux. Son alliée Ungoliant ayant tué les Arbres du Valinor, les trois Silmarils restaient alors les derniers dépositaires de la lumière des Arbres.

Les Valar voulurent récupérer les Silmarils pour regénérer les Arbres, mais le procédé eut entraîné la destruction des Silmarils. Fëanor refusa et fit le terrible serment, avec ses fils, de vouer son existence à traquer toute créature possédant l'un des Silmarils volés. Puis il partit du Valinor avec une grande partie des Noldor pour défier Morgoth afin de récupérer les Silmarils.

Pour résumer un récit poignant et plein de rebondissements, Morgoth fut vaincu, les Silmarils furent récupérés mais tous trois disparurent ensuite, chacun dans l'un des éléments fondamentaux : l'un devint une étoile des cieux, le second fut fondu au coeur du magma du monde, et le dernier fut jeté à la mer...

Silmaril est le nom que j'ai choisi pour le nouveau bateau dont j'ai demandé à François Vivier de dessiner les plans. Je désirais un bateau de longueur similaire à celle du Skerry, dont les panneaux de coque puissent tenir dans deux feuilles de contreplaqué jointes dans leur longueur, mais qui soit un peu plus "marin", c'est à dire qui puisse porter plus de toile pour un vent donné et porter un équipage plus lourd. Cependant le bateau devait être construit suivant la même technique de cousu-collé à clin, le Lapstitch, afin de rester ultra-léger et facile à construire. Produire une version améliorée de l'Aber ou de l'Ilur, deux grands succès de François Vivier, eut été hors-sujet.

Les paramètres de base sont donc presque les mêmes que pour le Skerry : longueur de 4.60 m pour Silmaril alors que le Skerry fait 4.57 m, et largeur de 1.45 m pour Silmaril contre 1.37 pour le Skerry. Grand caisson étanche pour la flottabilité et le rangement à chaque extrémité dans les deux bateaux, mais taille mettement plus importante sur Silmaril.

Le nouveau bateau s'inspire en partie d'un bateau dessiné par l'américain Arch Davis, le Penobscot 17. J'avais acheté il y a longtemps un jeu de plans de ce bateau, que je trouvais très élégant et dont j'aimais bien les aménagements intérieurs. Mais le Penobscot 17 a plusieurs défaut importants dont son poids trop élevé.

Silmaril est muni de deux éléments manquants au Skerry et dont j'avais pourvu mon "Grand Skerry" : une dérive pivotante (celle du Skerry est de type "sabre") et un ballast liquide, c'est à dire des réservoirs que l'on puisse inonder ou non de l'eau dans laquelle on navigue afin d'augmenter l'inertie (surtout) et le couple de rappel (un peu) du bateau. Le "bloc central" de Gandalf est donc repris tel quel, en supprimant toutefois ses banquettes latérales.

Silmaril

Skerry

Penobscot 17

Silmaril

 
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  Sit-on-top

Littéralement : assis-dessus. Type de kayak dont la coque est totalement fermée et sur lequel le passager s'assoit. De forme compacte et moulé en "plastique", il est léger, maniable (avec une pagaie double) et difficile à endommager sérieusement. C'est donc l'engin idéal pour faire du rase-caillou et découvrir le littoral très intimement. Seuls risques : le coup de soleil et la ch... de mouette !

Par contre, au niveau esthétique, c'est assez moyen... De plus, cet engin est inadapté à la randonnée car sa courte longueur de flottaison, la forme large et applatie de sa carène et son manque de rigidité (qui dissipe une partie de l'effort de propulsion) le rendent fatiguant à mener.

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  Suite de la lettre S : Skeg à Sybarite  
     
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Ce glossaire restera en développement : n'hésitez pas à me signaler les termes ou expressions que vous souhaiteriez voir ajoutés à cette liste, ainsi que toute erreur, omission ou tout autre défaut. Son objet est simplement de compenser la nécessité pratique d'employer des termes techniques sans lesquels les explications sont difficiles. J'ai essayé d'y inclure tout le vocabulaire maritime utilisé sur ce site, les termes "usuels" qu'il me semble utile de maîtriser (et finalement, par demande populaire, les étrangetés maritimes...)
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