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B

  B Se dit Bravo. Signifie : je charge (ou décharge) des marchandises dangereuses. B  
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  Bâbord

Côté gauche du bateau en regardant du poste de barre vers l'avant. Le côté droit est appelé "tribord". J'ai lu voilà bien longtemps une explication séduisante et facile à retenir, mais invérifiée : sur un bateau de la Royale du temps jadis, on pouvait lire de puis le poste de barre l'inscription "BATTERIE" sur la superstructure vers l'avant. BAbord est du côté "BAT" de batterie, et tribord du côté "TteRIe" ou "TRIbord"... Au moins on s'en rappelle ! Sinon, il y a le plus prosaïque "UN TRICOT VERT ET DEUX BAS SI ROUGES". UN : chiffre impair, TRI comme tribord, CO surmonté d'un cône, VERT couleur de la bouée. DEUX : chiffre pair, BAS comme bâbord, SI surmonté d'un cylindre, ROUGES couleur de la bouée...

L'étymologie nous dit que c'est un emprunt au néerlandais : Bâbord vient de bakboord, composé lui-même de bac, bak « dos » et boord « bord ». À l'époque le pilote gouvernait en effet avec une godille fixée au côté droit du bateau et tournait donc le dos au côté gauche. Forme altérée en bas bord, basbord (puis bâbord), par attraction de l'adj. bas*.

Mais Ondine et moi partons chacun de notre bord pour l'éternité. À bâbord le néant, à tribord l'oubli... Il ne faut pas rater cela, Ondine... Voilà le premier adieu qui se soit dit en ce bas monde.
Giraudoux, Ondine, 1939, III, 6, p. 218.

Babord et Tribord  
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  Bachi-bouzouk

Invective mise dans la bouche du capitaine Haddock par Hergé. Les bachi-bouzouks étaient des cavaliers mercenaires employés par l'armée de l'Empire Ottoman. Comme tous les mercenaires, ils étaient souvent mal payés, peu contrôlés, et avaient tendance à piller et ne pas trop respecter les "lois de la guerre" (comme si la guerre était une activité normale, régie par un état de droit !)

Si vous n'aviez jamais lu Tintin ni, surtout, visité le présent Glossaire, pensiez-vous que vous sauriez ce qu'est un bachi-bouzouk ? Bien sûr que non ! D'un autre coté, c'est vrai que ça ne changera sans doute pas votre vie, mais qui sait ?

Bachi-bouzouk  
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  Bachot Petite barque de promenade en rivière à fond plat et aux extrémités carrées ou arrondies. C'est aussi l'équivalent de l'annexe pour les mariniers. Souvent le bachot se manœuvre à la godille. Bachot  
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  Baille Baille ou Baquet, Récipient contenant de l'eau pour la lessive. Péjoratif pour bateau. Eh oui, il baille !  
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  Balancine Manoeuvre servant à soutenir la partie libre d'un espar (l'autre extrémité étant articulée sur le mât) : balancine de bôme, de tangon... Balancine  
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  Balisage Le balisage sert à faciliter la navigation, et notamment à marquer les chenaux (balisage latéral) où signaler les dangers à la navigation (balisage cardinal.) Sans parler de l'éclairage de nuit, les balises sont identifiables par la couleur de leur corps et la forme de leur voyant (en haut de la balise.) Cette bouée a arraché son mouillage et n'est plus guère utile  
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  Balestron

Le balestron est un terme générique désignant tout espar qui sert à établit une voile. Par exemple, la livarde est un balestron. Le petit espar ajouté au point d'écoute d'une trinquette ou d'un flèche pour augmenter la surface établie est aussi un balestron. Sur les bateaux modernes, on appelle aussi parfois balestron le bout-dehors servant à établir les voiles d'avant de portant.

On appelle aussi balestron l'espar pivotant dans le plan horizontal et sur lequel sont reprises les voiles. Les écoutes sont peu réglées car c'est le balestron que l'on oriente en fonction de l'allure. Ce type de gréement est surtout utilisé sur les modèles réduits de régate. Il existe également des gréements sur balestron à l'échelle 1, mais je crois que les avantages ne sont pas suffisants pour justifier la complexité qu'ils introduisent (les contraintes en flexion, notamment, sont sauvages.)

Ci-contre, un catamaran Savannah 26 de Advanced Cruising Design avec un gréement sur balestron.

Balestron  
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  Ballast

Ballast a pris aujourd'hui un sens étroit pour désigner un lest liquide.

Au sens classique, le ballast est le lest d'un navire. Les voiliers de charge embarquaient souvent des cailloux de tailles diverses pour se ballaster lorsqu'ils devaient faire une traversée sans cargaison : le poids des cailloux remplaçait celui de la cargaison absente et leur permettait de naviguer normalement. Arrivé au port de chargement, le voilier vidait son ballast en rade ou à quai afin de faire place à sa cargaison.

Au sens "moderne", le ballast est un réservoir rempli d'eau de mer en fonction des besoins de lest et de correction d'assiette, sur les cargos et plus récemment sur les voiliers de plaisance et de course. Sur les monocoques de course larges et légers, des ballasts latéraux servent à compenser la gîte. Ils remplacent le rappel de l'équipage d'un dériveur. Ils sont souvent complétés par des ballasts avant et arrière permettant de corriger l'assiette.

Le DC 20, dériveur lesté dessiné et construit en bois moulé en 1957 par Georges Silvant à Morlaix, devait être équipé de réservoirs de ballast liquide : et on croit que c'est une idée récente sur les voiliers... En fait, il me semble que ce projet n'a pas été concrétisé à l'époque.

L'utilisation moderne du ballast liquide sur les petits voiliers a en fait été mise au point par Eric Tabarly sur son Pen Duick V, conçu avec une carène large et plate afin de planer aux allures portantes prépondérantes dans la course transpacifique en solitaire de 1968 entre San Francisco et Tokyo, qu'il a remportée en 39 jours et 15 heures. Il est pourvu d'un réservoir de 500 litres de chaque bord, que Tabarly remplissait à l'aide d'une pompe à main en 20 minutes.

Sur les bateaux modernes très légers, il est fréquent d'installer un ballast central ouvert qui se remplit automatiquement dès que le bateau flotte, et se vide à l'échouage ou à la sortie de l'eau sur une remorque. C'est un moyen simple et élégant d'accroître la stabilité et l'inertie des petits bateaux sans utiliser de lest permanent, et de pouvoir ainsi les remorquer facilement avec une voiture de faible puissance.

L'inconvenient est que l'eau occupe nettement plus de place qu'un lest en plomb ou en fonte : la densité du plomb est de 11.35 (onze fois moins de volume pour le même poids) et celle de la fonte est de 7 à 8. L'énorme avantage est que l'on n'a pas à transporter ni manutentionner le poids du ballast dès que celui-ci s'est vidé.

Sur notre image en bas, le ballast d'une voie de chemin de fer.

 

Pen Duick 5

Ballast

 
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  Bande des 300 mètres

La bande des 300 mètres concerne les "engins de plage", qui ne doivent pas s'éloigner à plus de 300 mètres d'un abri. Par extension, on parle de la bande des 300 mètres, car on considère que tout point du rivage peut constituer un abri, alors que certains points de notre côte (falaises, par exemple) sont loin d'être accostables. L’abri est défini ainsi par la réglementation : "un refuge qui permet soit de mouiller, soit d’accoster, qu’il s’agisse dans ce dernier cas d’une mise à quai ou de tirer l’embarcation à sec sur une plage. La qualité de ce refuge varie en fonction des caractéristiques du navire et de la météorologie, planifier une sortie et choisir ses abris relève de la responsabilité du chef de bord."

Cas particulier : pour les annexes, embarcations non immatriculées utilisées en servitude d’un navire porteur, le navire porteur constitue un abri.

Voir notre page sur la Réglementation de sécurité.

Bande des 300 m  
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  Bande-molle

Protection metallique du dessous de la coque : se fixe sous la ou les quilles pour retarder les effets du ragage. Sur l'étrave, on parlera plutôt du taille-mer.

Désolé, pas d'image de bande-molle ! Pendant que je cherche...

 

Que faire quand il n'y a pas de vent ?  
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  Banzai

Banzai signifie littéralement « dix mille ans ». C'est une exclamation utilisée au Japon lors de célébrations et de réceptions pour souhaiter des vœux de longévité et de bonheur. Banzai vient du chinois et fut introduit au Japon au 8e siècle pour témoigner respect et enthousiasme pour l'Empereur ("Que votre règne dure dix mille ans !")

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Banzai servit de cri de guerre à l'armée japonaise et pour les occidentaux, il est en particulier associé aux kamikazes, qui étaient supposés le pousser avant de s'écraser sur les bateaux ennemis...

Aujourd'hui, Banzai a perdu toute connotation guerrière et n'est désormais utilisé que comme expression courante pour saluer et féliciter une personne.

Banzai !!!  
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  Barquette marseillaise

Selon un article de Bernard Vigne dans le Chasse-Marée N°111, la barquette marseillaise est une embarcation typique de la Méditerranée occidentale, introduite sur nos côtes vers la fin du XIXe siècle par des charpentiers de marine venus d'Italie, et c'est le type d'embarcation traditionnelle le plus répandu encore maintenant, de Sète à Toulon.

Selon Jules Vence (dans "Construction et manoeuvre des bateaux et embarcations à voilure latine"), La Barquette est pointue à l'avant et à l'arrière, comme la gourse, mais en général elle est plus rase sur l'eau et plus tonturée que celle-ci. Son étrave est arrondie et dominée par un capitan très saillant, de forme variable. L'étambot est courbe et rentrant. Les formes de la barquette sont d'une façon générale très arrondies et ses sections horizontales, aux extrémités avant et arrière, sont plus pleines dans les hauts et plus creuses dans les bas que sur la gourse.

Légende de la photo ci-contre : "Voiles sommairement ferlées, une barquette joliment décorée est en attente dans le canal de la Douane (comblé en 1928) qui ouvrait sur la rive Sud du Vieux Port. On remarquera l'importance du pontage et le trou d'homme pouvant être entièrement recouvert par des panneaux : le bateau est conçu pour affronter une mer formée, fréquente au large de Marseille, surtout quand souffle le mistral."

Barquette marseillaise  
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Barre

La barre permet de contrôler le gouvernail. Elle est soit "franche", soit "à roue". La barre franche est une pièce allongée solidaire de la tête de gouvernail ou de sa mêche et qui agit en direct sur le gouvernail. La barre à roue actionne un système de drosses, une pompe hydraulique ou une vis sans fin pour transmettre l'action au gouvernail. Barre à roue  
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  Barre de flèche Les barres de flèche sont placées sur le mât par paire dans le plan latéral afin d'ouvrir l'angle de travail des galhaubans. Sur les anciens gréements, où les mâts étaient en plusieurs éléments, les barres de flèche servaient au haubannage du mât de flèche, d'où leur nom. Barres de flèche  
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  Barre d'ouverture La barre d'ouverture est un élément de charpente temporaire. Son rôle est de conserver l'écartement correct des têtes de membrures au niveau du pont, en attendant que la membrure soit complétée par un barrot qui tiendra, définitivement, l'écartement. Barre d'ouverture  
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  Barrot, Barrotage

Charpente transversale joignant le haut des membrures (ou couples) au niveau de la serre bauquière et supportant les lames du pont. Le barrotage est l'ensemble des barrots : c'est la charpente du pont.

La hauteur sous barrots est la hauteur disponible à l'intérieur d'un bateau.

Cette superbe et malheureuse épave sur la grève du Fret montre le barrotage de son pont disparu.  
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  Barrotin Court barrot, entre une membrure et le bord d'un rouf, d'un panneau ou du cockipt, comme sur notre image. Barrotin  
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  Bastaque

Hauban mobile sur la "hanche" : soutient le mât du côté du vent et sur l'arrière pour reprendre la tension des voiles d'avant. A chaque virement de bord ou empannage, la bastaque au vent (qui va donc devenir la bastaque sous le vent) doit être mollie et l'autre bastaque raidie. Une des vraies nuisances de la pratique de la voile... La généralisation du gréement bermudien en remplacement du gréement aurique a permis de remplacer le plus souvent les bastaques par le pataras, qui tient la tête de mât sur l'arrière dans l'axe du bateau (il peut y avoir des pataras jumeaux, capelés dans les angles du tableau). Le pataras est capelé suffisamment loin en arrière pour laisser passer librement la grand-voile d'un bord sur l'autre.

Le retour des grand-voiles à corne et/ou à très fort rond de chute remet la bastaque à la mode, car le patars ne laisse plus passer la grand-voile. On s'est aussi remis à utiliser des bastaques avec les gréements fractionnés : l'étai arrivant plus bas que la tête de mât, le pataras ne peut pas reprendre sa tension, et on ajoute donc des bastaques à hauteur du capelage de l'étai. On ajoute également des bastaques sur les mâts souples (dont l'intérêt est de permettre de "doser" le creux de la grand-voile) afin de contrôler leur courbure vers l'avant.

Sur notre image, on peut très clairement voir la bastaque sous le vent, qui a été mollie. On voit moins la bastaque au vent, raidie, derrière le barreur. Ce sont en fait 3 bastaques qui sont renvoyées sur un point de tire unique de chaque bord.

Bastaques  
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  Bateau-lavoir

Insulte du capitaine Haddock : Bougre d'amiral de bateau-lavoir. Celui-ci est en fait un chaland aménagé pour laver le linge (avant l'eau courante, on allait à l'eau pour l'utiliser), qui ne navigue donc pas. Les lavandières louaient les guichets de lavage que l'on distingue à la flottaison, et l'on pouvait sécher les grosses pièces sur le "pont".

On peut donc très fortement douter des capacités nautiques de celui qui commande un tel navire immobile. De plus, l'insulte est renforcée par le mépris de l'homme de la base pour ceux qui le commandent (Amiral) depuis une distance assurant la sécurité pendant qu'eux sont exposés au danger...

Bateau lavoir  
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  Bau

"Poutre principale placée en travers des bâtiments pour en lier les deux murailles, pour les maintenir dans l'écartement voulu et pour supporter les bordages des ponts ainsi que leur charge (Gruss 1952)."

Le maître bau ou bau maximum est la plus grande largeur du navire.

Sur notre image, le maître bau de ce canoë se trouve à la moité de la longueur. Au passage, une telle coque, symétrique d'avant en arrière, est dite "amphidrome".

Plans de Canoë  
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  Bauquière (ou Serre-bauquière)

Ceinture intérieure du bateau en haut des membrures (au bau) et sous le barrotage. Les puristes diront qu'il y a bauquière ET serre-bauquière, la seconde renforçant la première à contre-bois.

Sur notre image, on distingue la serre bauquière derrière la préceinte (bordé au niveau du pont, en haut des membrures)

Bauqière  
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  Bayadère

Une des rares insultes féminines du capitaine Haddock : bayadère de carnaval. Une bayadère est une danseuse hindoue, chargée dans les cérémonies religieuses des tâches qui ne concernent pas directement le culte, notamment la danse. Elles étaient souvent de moeurs légères, le service des divinités se confondant avec celui des hommes...

Outre le plaisir de forcer son lecteur à chercher la signification du mot, et ce faisant à devenir plus savant, l'humour de l'insulte est contextuel : il vient ici de ce qu'elle s'adresse à une femme totalement voilée, donc en opposition à l'apparence supposée lascive d'une bayadère. Le suffixe "de carnaval" renforce l'intention comique.

Bayadère  
         
       
  Beaufort

Voilà encore un célèbre hydrographe bien de chez nous... et bien non ! Sir Francis Beaufort, (7 mai 1774 - 17 décembre 1857), était un hydrographe britannique et amiral de la Royal Navy. Il inventa en 1805, l'échelle de Beaufort comme instrument de mesure de la force du vent basé sur l'observation des vagues et du vent. Cette échelle s'étend de 0 (calme) à 12 (ouragan).

Francis Beaufort est le père de la cartographie marine britannique "moderne" et l'un des principaux soutiens aux explorations scientifiques britanniques de son temps.

Beaufort est le descendant de huguenots qui abandonnèrent la France après le massacre de la Saint-Barthélemy pour s'installer en Irlande. Il embarqua au commerce à 14 ans, et suite à un naufrage dans sa première année de navigation, causé par une carte marine erronée, Beaufort devint convaincu de l'importance capitale d'une bonne cartographie pour naviguer.

Après ses débuts au commerce, Beaufort passa dans la Royal Navy où il gravit tous les échelons durant les guerres napoléoniennes. Beaufort passait tout son temps libre à faire des relevés cartographiques, et à compiler toutes ses données dans de nouvelles cartes marines.

En 1829, à l'âge de 55 ans, Beaufort est nommé Hydrographe en Chef de l'Amirauté. Il restera à ce poste près de 25 ans, plus longtemps qu'aucun de ses prédécesseurs ou successeurs. Beaufort transforme alors ce qui n'était qu'un petit dépôt de cartes en l'institution de cartographie la plus réputée au monde. Certaines de ses cartes sont toujours utilisées, 200 ans après leur création.

Quand Robert FitzRoy (qui avait été l'un des subordonnés de Beaufort dans la Navy) fut nommé commandant du HMS Beagle pour son célèbre second voyage, c'est Beaufort qui lui recommanda Charles Darwin pour l'accompagner en tant que naturaliste. C'est suite à ce voyage que Darwin, après une longue maturation, formulera sa "Théorie de l'Evolution".

Cliquez sur l'image ci-contre pour plus de détails sur l'échelle de Beaufort.

Sir Francis Beaufort

Beaufort

 
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  Beaupré

Ou plus correctement "mât de beaupré" : c'était initialement le mât projetant vers l'avant du navire en porte-à-faux au dessus de l'étrave et sur lequel étaient fixés les étais. Il était prolongé par le bout-dehors de beaupré, fixé sur le dessus. Aujourd'hui on emploie beaupré comme synonyme de bout-dehors, mais il faut dire qu'il n'y a plus d'autre bout-dehors dans les gréements modernes, alors qu'il pouvait y en avoir sur chacune des vergues des gréements à voiles carrées.

Sur notre image (détail d'une maquette du clipper "Comet"), le beaupré est peint en noir, alors que le bout-dehors (sur le dessus) est clair. La martingale tient le bout-dehors par le dessous, grâce à l'ouverture de l'angle que permet l'arc-boutant de martingale.

On voit le beaupré, en noir, cur ce modèle du clipper "Comet"  
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  Beaver

Beaver est le mot anglais pour castor.

Notre image : "Parfois, les hommes font les demandes les plus étranges !" Apparamment, c'est par demande masculine que cette jeune dame rase son castor... et elle en est elle-même toute surprise !

 

 

Shaving her beaver  
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  Bélouga Dériveur lesté en bois puis polyester, à gréement houari puis marconi, créé en 1943 par Eugène Cornu et Jacques Lebrun, du Cercle de la Voile de Paris. Le Bélouga devait répondre à un but bien défini : celui de créer un dériveur rapide suffisamment habitable pour la petite croisière de port en port. Avec les années, ce bateau devint pour certains un excellent bateau de compétition et, pour d'autres, le bateau de famille idéal pour le week end et les vacances. Bélouga  
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  Béotien Habitant de la Béotie, province centrale de la Grèce antique. L'athénien, du haut de sa sophistication de métropole antique, considérait ce provincial comme lourd d'esprit, grossier, peu cultivé, indifférent à la production littéraire et artistique. Plus ça change... Aujourd'hui, le béotien est celui qui ne possède pas des connaissances suffisamment précises, dans un domaine particulier. Être un Béotien en la matière. Synon. ignorant, profane; anton. spécialiste.    
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  Béquille Pièce servant à étayer le bateau pendant l'échouage. Les béquilles sont en général fixée au bordé de chaque coté de la carène, et (souvent) maintenue verticale par les bras de béquille, manoeuvres frappées l'une vers l'avant, l'autre vers l'arrière. Les béquilles sont toujours un peu plus courtes que nécessaire afin d'éviter qu'elle supportent le poids du bateau, qui doit reposer sur sa quille.
Béquille  
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  Ber Ber comme berceau. Ensemble de pièces découpées à la forme de la coque d'un canot pour le saisir sur le pont d'un navire. Plus généralement, berceau soutenant une coque à sec. Ber pour annexe.  
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  Bermudienne (Voile)

Voile triangulaire dotée à l'origine d'une grande têtière ou d'une toute petite vergue. Aujourd'hui synonyme de "marconi", voile également triangulaire mais plus alongée.

Sur notre image, le Spirit of Bermuda, récente réplique d'une goélette des Bermudes des années 1810 à 1840. C'est évidemment un gréement bermudien ! Ces bateaux étaient essentiellement utilisés pour le transport en cabotage. Photo par The Royal Gazette.

Spirit of Bemuda  
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  Bernoulli

Le principe de Bernoulli établit que dans un écoulement de fluide une accélération se produit simultanément avec une diminution de pression.

Le mathématicien suisse Daniel Bernoulli (1700-1782) est le premier à avoir documenté ce principe, bien qu'il ait été précédemment mentionné par d'autres scientifiques.

Ses travaux ont posé les bases de l'hydrodynamique en tant que science.

Le physicien italien Giovanni Batista Venturi (1746-1822) travailla sur la mécanique des fluides et notamment sur la relation entre la vitesse d'un fluide et sa pression.

Daniel Bernoulli  
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  Biais

Il arrive que l'on parle de "tissu de biais" : si vous avez déjà essayé de poser un renfort de tissu de verre sur une étrave incurvée, vous comprendrez très vite l'intérêt de couper cette pièce dans le biais plutôt que dans le "droit-fil" : le sens de la trame (en largeur) ou de la chaîne (en longueur.) Le tissu coupé dans la trame ou dans la chaine est très difficile à lisser sur les bords, où il a tendance à faire des plis. De plus, les fibres de verre sont moins bien orientées pour jouer leur rôle de renfort.

Au contraire un renfort coupé dans le biais, avec les fils à +45° et -45° de l'axe de l'étrave sera beaucoup plus facile à lisser car il est très élastique dans le biais, et les fibres de verre seront bien mieux orientées pour "structurer" la résine dont vous le saturerez.

Utilisez vos chutes de tissu pour découper dedans les rectangles de renfort dont vous avez besoin, à 45° de la trame et de la chaine.

Droit-fil Biais
Bande de renfort dans le droit-fil

Bande de renfort dans le biais

Biais  
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  Bisquine

La bisquine est un bateau de pêche caractéristique de la région du Mont Saint Michel au XIXe siècle. Le nom est issu de Biscaya (pays Basque) province maritime espagnole qui construisait de forts voiliers de pêche. Leur gréement est une évolution d'un gréement "au tiers" intégral, sur deux ou trois mâts, avec trois étages de voiles, le troisième (appelés tantôt huniers volants, perroquets et rikikis pour les bisquines) n'étant utilisé qu'en cas de vent faible pour le travail ou lorsqu'il fallait rentrer très vite pour pouvoir vendre la pêche au meilleur prix, et bien sûr pour les régates. Un bout-dehors démesuré (plus de la moitié de la longueur de la coque) permet aussi l'établissement d'un très grand foc sur l'avant pour stabiliser la marche.

Les bisquines sont souvent considérées comme les voiliers de pêche les plus toilés de France. Leur rapport surface de voile/longueur de coque serait aussi important que ceux des clippers. De ce fait, leur puissance de traction alliée à leur coque à fort plan de dérive en font d'excellents voiliers de dragage.

Une de leurs utilisations était justement le dragage des huîtres lors des "caravanes de pâques". Les huîtres sauvages, draguées à un stade immature et mises à grossir en parc, étaient une composante importante de l'économie cancalaise et granvillaise. La nécessité de préserver l'éco-système a très vite imposé de limiter ces prélèvements à une période très courte, environ une quinzaine de jours au voisinage de Pâques. Pendant cette période de "caravane", la pêche était réglementée chaque jour de 6 heures le matin à 18 heures le soir par le bateau des Affaires Maritimes. La rapidité des voiliers et le savoir-faire de l'équipage faisaient alors la différence.

Aujourd'hui il existe deux bisquines, reconstruites à la fin des années 1980 : La Cancalaise en 1987 et La Granvillaise en 1990. Elle s'affrontent régulièrement en régate, perpétuant une tradition plus que centenaire de courses de bisquines.

Merci à Wikipedia, à qui j'ai emprunté l'essenteil de cet article.

   
 
Bisquine
 
La Granvillaise
 
  La "Cancalaise" échouée : l'angle de gite donne une idée de son tirant d'eau.
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  Bitte Solide pièce métallique ou en bois, fixée verticalement sur le pont ou sur un quai et servant à tourner des manœuvres (les amarres, aussières ou remorques). Bitte  
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  Bitture (ou Biture)

La bitture (plutôt que biture, avec un seul "t", l'orthographe reste incertaine, mais la référence à "bitte" nous fait pencher pour les deux "t") est un mouillage prêt à utiliser sur le pont d'un bateau. Le nom fait référence à la bitte d'amarrage, sur laquelle la bitture est amarrée, prête à partir à l'eau.

Préparer une bitture, c'est sortir sur le pont l'ancre et mesurer la chaîne ou le câblot qui vont être nécessaires au mouillage en fonction de la hauteur d'eau à l'endroit choisi (en règle générale, on préconise une longueur de mouillage de 3 à 4 fois la hauteur d'eau.)

Lorsque le skipper donne l'ordre de mouiller, il n'y a qu'à laisser filer l'ancre qui entraine toute la bitture avec elle. La bitture étant mesurée et amarrée (sur la bitte, pour ceux qui ne suivent pas), on mouille très vite, car on n'a plus rien à faire qu'à vérifier que la bitture n'entaîne rien avec elle... En effet, le signe distinctif de la bitture, c'est qu'elle est étalée sur le pont en "s" afin de filer rapidement. Ainsi, le mouillage peut être utilisé comme un frein à main pour arrêter le bateau très rapidement en cas d'urgence.

L'autre utilisation du mot bitture (abus d'alcool) se baserait sur l'analogie entre la démarche du sujet "bitturé" et la forme en "s" de la bitture prête à l'usage.

Notre image : il y a bitture et bitture... "Sobre en bateau" !

Boat Sober  
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Suite de la lettre B (Blackburn à Burning Man)
 
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Ce glossaire restera en développement : n'hésitez pas à me signaler les termes ou expressions que vous souhaiteriez voir ajoutés à cette liste, ainsi que toute erreur, omission ou tout autre défaut.Son objet est simplement de compenser la nécessité pratique d'employer des termes techniques sans lesquels les explications sont difficiles. J'ai essayé d'y inclure tout le vocabulaire maritime utilisé sur ce site, les termes "usuels" qu'il me semble utile de maîtriser (et finalement, par demande populaire, les étrangetés maritimes...)
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