Arwen Marine
 
Accueil Les Nouvelles Nos Bateaux L'Entreprise Le Glossaire
Plan du site Recherche sur le site Nous ecrire
 
A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z

 

F

 
  F Se dit Foxtrot. Signifie : je suis désemparé, communiquez avec moi. Un pavillon qui nous serait bien utile dans la jungle urbaine... F  
  Retour      
       
  Faering

Un faering est un bateau ouvert muni de deux paires d'avirons, d'une longueur de 15 à 25 pieds. C'est un type traditionnel des côtes ouest et nord de Scandinavie. Le mot faering vient du novégien færingr, et signifie "rame à quatre (avirons)".

Le faering est bordé à clin, de quelques larges bordés, pour une construction rapide et bon marché, car c'est un bateau utilitaire. Il est bas de franc-bord, pointu aux deux bouts (presque amphidrome) avec une étrave et un étambot curvilignes.

Son origine remonte au temps des Vikings. Le faering avait parfois un gréement portant une voile carrée, mais le moyen de propulsion principal était l'aviron. Le gréement a évolué vers celui de sloop à livarde, et aujourd'hui marconi.

Gréement traditionnel de faering

Faering  
  Retour      
       
  Fardage Ensemble des oeuvres mortes du navire offrant de la prise au vent. Le tanker lège de notre photo avait trop de fardage pour ses ancres pendant un coup de vent et elles ont chassé... Fardage  
  Retour      
       
  Fasseyer

Se dit d'une voile qui bat dans le vent sans porter.

Sur notre image prise juste avant le départ d'une régate de l'America's Cup, le bateau de gauche (NZL 82) est en train de virer de bord, et ses voiles fasseyent (certes très brièvement !)

Fasseyer  
  Retour      
       
  Fatigue, Fatiguer Un navire ou un de ses éléments fatigue quand il est exposé à l'usure provoquée par des mouvements répétitifs de ragage. Fatigué  
  Retour      
       
  Faux jeton Encore une invective du capitaine Haddock : personne hypocrite et fourbe. Par allusion à la valeur fictive des jetons et à leur utilisation comme fausses pièces de monnaie : Faux comme un jeton. Faux jeton  
  Retour      
       
  Fémelot Pièce femelle de l'articulation du gouvernail. La pièce mâle correspondant au fémelot et appelée "aiguillot". Fémelot  
  Retour      
       
  Ferler Saisir une voile sur son espar au moyen de rabans. Ferler  
  Retour      
       
  Feuillure

Selon le dictionnaire : Entaille, rainure pratiquée longitudinalement dans un panneau, un bâti, et destiné à recevoir une autre pièce.

Sur notre image, empruntée à HM Diffusion, une fraise à guide est utilisée pour couper une feuillure.

La feuillure des bordés est l'élément de base du système d'assemblage LapStitch™

Feuillure  
  Retour      
       
  Figure de proue

La figure de proue est une sclupture de créature humaine, animale ou fabuleuse se rapportant ou illustrant le nom du navire qui la porte.

Sur notre image, la proue du "Falls of Clyde", le seul pétrolier à voile existant encore, et sa figure de proue féminine.

Proue du "Flls of Clyde"  
         
       
  Filer

Laisser partir une manoeuvre en la contrôlant, synonyme de choquer. Larguer signifie laisser partir sans contrôle.

Sur notre image, cette dame file... On peut aussi filer à l'anglaise...

 

Flier  
  Retour      
       
  Filière Filin tendu horizontalement au dessus du pont et servant de garde-corps. Les filières sont établies sur les chandeliers. Filieres  
  Retour      
       
  Finn

Un Finn est un dériveur monotype de compétition, gréé en catboat, dont la grand-voile est enverguée sur un mât pivotant. Il a été conçu en Suède en 1949, par le régatier et architecte naval Rickard Sarby qui était aussi éducateur pour enfants handicapés. Dès 1952, il a été promu série olympique lors des Jeux olympiques d'Helsinki (Finlande).

Il se barre en solitaire. C'est un bateau très sportif, léger, maniable et rapide. Il nécessite un barreur pesant de préférence 80 kg et plus mais surtout grand et athlétique, pour fournir le couple de rappel maximum.

Il se reconnaît de loin à son mât arqué vers l'arrière. En dehors des chercheurs d'or des Jeux Olympiques, il reste très pratiqué par les purs amateurs. C'est ainsi que 253 concurrents se sont présentés au dernier championnat du monde vétéran à Medemblick.

C'est en serrant la main d'un finniste que l'on peut évaluer ses chances de podium : l'épaisseur de la corne est proportionnelle au nombre heures qu'il a passées à s'entraîner (merci Philippe).

Partiellement emprunté à Wikipedia.

Finn

Longueur H.T. : 4.50 m
Bau maximum : 1.51 m
Voile : cat-boat marconi de 10 m2
Poids mini de jauge : 116 kg
Dessiné par le suédois Rickard Sarby en 1949, série olympique depuis 1952.

 
  Retour      
       
  Finot, Jean-Marie

Architecte naval français, créateur de l'Ecume de Mer, d'abord un proto en aluminium à bouchains vifs, puis un bateau à coque en forme en polyester, produit par le Chantier Mallard à La Rochelle à plus de 1300 exemplaires, ce qui énorme pour un bateau de cette taille. Notre photo le montre dans la version "relookée" d'après 1975.

Au sein de sa société (Groupe Finot), il a produit et produit toujours aussi bien des voiliers de grande série pour la croisière (longue collaboration avec Bénéteau) et pour la ballade rapide ou la régate, que des prototypes pour toutes les grandes courses de monocoques. Ses bateaux ont tous des carènes larges et plates.

Article en construction.

Ecume de Mer, Jean-Marie Finot  
  Retour      
       
  Fireball

Dessiné par Peter Milne en 1962, le Fireball est un dériveur monotype en double. Sa coque à bouchains vifs avec une étrave à marotte lui donne une allure unique. Elle a été conçue à l'origine pour être construite en contreplaqué, et peut aussi être construite en composite. Son poids minimum est de 79 kgs.

Emprunté à Wikipedia.

Fireball  
  Retour      
       
 

Fisherman

Le fisherman est la voile d'étai établie entre les deux mâts d'une goélette.

Sur notre image, qui représente le plan de voilure de Bluenose, le fisherman est surligné en bleu. Pendant qu'on est là, les numéros correspondent aux voiles suivantes : 1. Foc volant, 2. Foc, 3. Trinquette, 4. Misaine, 5. Flèche de misaine, 6. Fisherman, 7. Grand-voile, 8. Flèche de grand-voile

Son nom siginifie "pécheur", et vient du fait qu'il est apparu sur les goélettes de pêche nord-américaines. Dingue !

Le fisherman se porte au vent de (par dessus) la misaine et son flèche quand ce dernier est envoyé, comme on le voit sur l'image du bas (cliquez pour la voir en plus grand). La goélette de gauche n'a pas gréé son mât de flèche de misaine.

Fisherman

Fisherman

 
  Retour      
       
  Flambart

Le flambart (ou flambard) est un petit bateau de pêche originaire de Normandie, aussi utilisé en Bretagne.

Le gréement du flambart comporte deux mâts gréés chacun d'une voile au tiers, ainsi qu'un foc sur un long bout-dehors. Le mât avant est presque dans l'étrave et celui de l'arrière est à peu près à mi-longueur de la coque. La bôme de taillevent (la voile la plus à l'arrière, appellée grand-voile sur une goélette) déborde largement à l'arrière. La misaine est généralement non bômée. Le taillevent est surmonté d'un hunier porté par petit temps.

Flambard  
  Retour      
       
  Flèche

On parle de mât de flèche et de voile de flèche. Sur la photo ci-contre, montrant les voiles hautes de la Recouvrance (gréée en goélette à huniers), on voit le mât de flèche qui prolonge son grand-mât (le plus à droite sur l'image) et la voile qu'il porte est donc la voile de flèche. Celle-ci est établie sur une vergue qui permet d'augmenter sa surface.

Les barres de flèche se trouvent à la base du mât de flèche, dont elles permettent d'ouvrir l'angle de travail du haubanage latéral. Par extension, on parle aussi de barres de flèche sur les mâts d'un seul tenant, sur lequel elles ont la même fonction. En orientant les barres de flèche vers l'arrière, on les rend "poussantes" ce qui permet aux haubans de tenir la tête de mât vers l'arrière en l'absence de pataras, comme sur les dériveurs légers.

En géométrie, la flèche est le segment reliant les milieux d'un arc de cercle et d'une corde (segment de droite dont les extrémités se trouvent sur le cercle) définis par deux mêmes points. En pratique, c'est donc la mesure de la flexion d'un mât ou d'un espar (mesure entre l'arc formé par l'espar en charge et une droite théorique, qui peut être matérialisée par une drisse).

Voiles hautes de la Recouvrance  
  Retour      
       
  Flot

Marée montante. Contraire de jusant.

Sur note image: en attendant le flot...

Flot  
  Retour      
       
  Flottaison

La ligne de flottaison sépare les oeuvres vives, partie de la coque qui est sous l'eau (on parle aussi de la carène), des oeuvres mortes, situées hors de l'eau en situation normale de navigation.

La longueur de la ligne de flottaison détermine la vitesse critique d'une carène : vitesse maximum qu'elle pourra atteindre avant de déjauger, c'est-à-dire de se mettre à planer sur la surface au lieu de déplacer l'eau pour avancer (à condition que cette carène soit assez portante et que suffisamment de puissance soit disponible).

Il faut distinguer la ligne de flottaison "statique" (quand le bateau est à l'arrêt) et la ligne de flottaison "dynamique" (quand le bateau est en mouvement) : la forme des oeuvres vives change en fonction de la vitesse et de la gite. La vitesse génère un système de vagues qui, en fonction du dessin de la carène, allongent la ligne de flottaison et donc augmentent le potentiel de vitesse (voir le Principe Archimède). De même, la gite, en inclinant le bateau modifie la forme de la partie immergée de la carène.

Sur notre image, un "Wenaumet Kitten" (chaton de Wenaumet), l'un des 80 catboats de cette série créée par le Wenaumet Bluffs Yacht Club dans le Massachussets, nous montre sa ligne de flottaison.

On voit comme celle-ci se déforme à la gite : toute la partie sombre sous la ligne rouge (représentant sa ligne de flottaison statique) est immergée à l'arrêt, alors qu'elle est ici manifestement hors de l'eau. Cela permet au catboat de réduire considérablement sa surface mouillée, car "l'échange" de surface immergée est largement gagnant : il s'appuie sur le bouchain sous le vent et ne mouille que sa muraille (partie blanche au-dessus de la ligne de flottaison peinte), de surface nettement plus réduite que la partie sombre qu'il sort de l'eau. L'intérêt de réduire la surface mouillée est de réduire la friction qui absorbe une partie de l'énergie de propulsion du bateau.

Ligne de flottaison  
  Retour      
       
  Flying Dutchman

Le Flying Dutchman (on dit "FD") est un dériveur créé par l'architecte naval hollandais Van Essen dessiné pour la vitesse et le planing.

Ce nom a été choisi, non sans humour, par son créateur, à la fois en référence aux premiers voiliers légers capables de planer crées par l'anglais Uffa Fox et qui étaient tous dénommés Flying ...X... (mention de la longueur en pieds, tels le flying fourteen) et au légendaire « Hollandais volant » voilier mythique supposé servir d'enfer flottant aux mauvais marins, qui inspira un opéra à Richard Wagner.

Équipé d'un trapèze, d'un spinnaker et d'un génois (grand foc à recouvrement), long de 6,05 mètres, c'est un dériveur à deux équipiers maximaliste, rapide, cher et sophistiqué.

Longtemps série olympique, de 1960 à 1992, il a connu une intense recherche en vue de l'amélioration des performances: utilisation du bois moulé, puis du polyester et des fibres à haute performance (carbone et kevlar) pour la coque, invention du double avaleur de spi par les frères Pajot aux JO de 1972), sa coque longue et légère se révèle assez fragile et vieillit assez vite.

Emprunté à Wikipedia

Flying Dutchman  
  Retour      
       
  Foc

Foc est le nom générique des voiles d'avant (voiles situées devant le mât.) Plus spécifiquement, le foc est la voile d'avant quand il n'y en a qu'une. Un foc de beau temps, de surface plus importante, est appelé foc de Gênes, ou foc génois ou génois tout court. Sur un cotre, par exemple, le foc est associé à une trinquette, qu'il précède.

Emprunté au néerlandais "focke", qui signifie ... misaine (c'est vrai qu'il y a parfois de la perte dans la traduction...)

Les anglophones disent "jib" et ne supportent pas le nom français de cette voile d'avant, qu'ils ont transformé en explétif : on les entend souvent s'exclamer "Oh, foc !", et ils affectent même de ne pas savoir l'écrire : ils l'épellent "F U C K".... Ah, on me dit que les informations de ce paragraphe sont totalement erronées...

Sur notre image, on a de gauche à droite : le foc volant (toujours celui le plus en avant, quel que soit le nombre de voiles d'avant), le foc, la trinquette.

Les focs de l'Alabama  
  Retour      
       
  Forain (Mouillage forain)

Mouillage sans aménagement.

Sur notre image, "Ezra", réplique d'un cotre pilote des Scilly, en mouillage forain à l'ile de Skye.

Moullage forain  
  Retour      
       
  Forban

Encore une invective du capitaine Haddock :

Forban est un mot désuet pour un marin qui exerçait la piraterie pour son propre compte et non pour celui d'un souverain ou d'un gouvernement. Synonyme : corsaire, écumeur de mer, pirate.

L'origine de ce mot vient de forbannir, synonyme de bannir.

Notre image vient de "Pirates des Caraïbes".

Forban  
  Retour      
       
  Fortune

Dans la mythologie, Fortune était la divinité qui présidait aux aléas de la destinée humaine, et qui distribuait les biens et les maux selon son caprice. Par extension, la fortune est le tour favorable ou défavorable que prend une situation, un événement, sans que l'on puisse l'expliquer autrement que par la chance, le hasard.

Fortune de mer : tout risque fortuit atteignant le navire et les marchandises et dont l'armateur doit répondre.

Gréement de fortune : gréement improvisé, réalisé à la hâte et avec ce dont on dispose.

Fortune carrée : Voile carrée supplémentaire que les goélettes, les cotres, etc., hissent afin de pallier l'insuffisance de vent (autrement dit, voile carrée sur un gréement qui n'en comporte pas normalement.)

Gréement de fortune après dématage  
  Retour      
       
  Fougère La fougère (aussi appelée "âme") est la latte médiane du pont. Ses bords peuvent être droits ou découpés comme sur la photo ci-contre pour recevoir l'extrémité des lattes de pont posées parallèlement au plat-bord. Fougère  
  Retour      
       
  Fox, Uffa

Uffa Fox est un architecte naval et constructeur de bateau britannique, et il est célèbre pour la mise au point de la coque planante à la voile. Il est né en 1898 sur l'ile de Wight et grandit sur le bord de l'eau à Cowes, où il est décédé en octobre 1972. Il s'est installé commme architecte-contructeur à 21 ans, après un apprentissage de 7 ans.

Sa première coque planante est le 14 pieds international Avenger, dessiné et construit par ses soins en 1927. En 1928, sur 57 départs Avenger remporta 52 victoires. Uffa Fox était connu pour la qualité de la construction de ses dériveurs, qu'il construisait souvent lui-même. Le succès d'Avenger remplit son carnet de commandes et Uffa Fox transposa le concept de coque planante dans d'autres séries de dériveurs et canoës à voile.

Il était toujours très impliqué dans ses projets, et toujours prêt à courir lui-même. Par exemple, son Vigilant (photo ci-contre), un 22 mètres carrés, était si léger que la Classe le refusa. Du coup Uffa Fox traversa la Mer du Nord à la barre de Vigilant pour aller courir les régates royales en Suède, afin de prouver que son bateau pouvait naviguer. L'histoire ne dit pas quel fut son palmarès en Suède, mais il y alla et en revint sans aucun problème.

Uffa Fox est aussi connu pour des traversées osées pour l'époque : il traversa la Manche avec une troupe de scouts marins en chaloupe à voile pour aller à Paris en remontant la Seine. Ils n'eurent pas le temps et durent rebrousser chemin à une trentaine de km de Paris. Les parents des chers petits n'étaient pas trop contents car ils étaient supposer camper en Cornouailles... Une autre fois, il traversa de Cowes à Cherbourg en 12 heures dans un canoë équipé pour l'aviron en double, en compagnie de son chef dessinateur, et ils croisèrent ensuite sur les côtes de Bretagne Nord pendant deux semaines avec ce bateau.

Durant la seconde guerre mondiale, Uffa Fox dessina l'Airborne Lifeboat (canot de sauvetage parachuté) qui était porté par des bombardiers et largué à proximité des équipages de bombardiers abattus en mer afin de leur permettre de gagner les cotes de Grande-Bretagne. Les Lifeboats étaient légers et très aéro-dynamiques pour être facilement transportés par les avions. Ils étaient équipés d'un gréement pour la voile, d'un moteur de type "sail-drive" (moi qui croyais que c'était une invention des années 1980 !), d'un kit de survie et d'un mode d'emploi expliquant comment faire de la voile. Beaucoup d'équipages de bombardiers tombés dans la Manche ou la Mer du Nord lui doivent leur vie.

Comme si tout cela ne suffisait pas à sa renommée, Uffa Fox se lia d'amité avec le Prince Philip, avec qui il courut beaucoup en Dragon et en Flying Fifteen, un quillard de sport de 20 pieds à coque planante, l'un de ses plans qui eut le plus de succès.

Uffa Fox est aussi fameux pour avoir été marié trois fois, la dernière fois avec Yvonne Bernard, une française comme son nom l'indique, qui ne parlait pas un mot d'anglais alors qu'Uffa ne parlait pas un mot de français !

Uffa Fox
 
Uffa Fox au foc pour le Prince Philip sur Coweslip pendant la semaine de Cowes 1962. Photo George Silk
Uffa Fox au foc pour le Prince Philip sur Coweslip, un Flying Fifteen dessiné par Uffa Fox, pendant la semaine de Cowes 1962. Photo George Silk
 
Vigilant, un "22 square meter" dessiné par Uffa Fox, avec lequel il traversa la Mer du Nord pour aller participer aux Centièmes Régates Royales de Suède.
Vigilant, un "22 square meter" dessiné par Uffa Fox, avec lequel il traversa la Mer du Nord pour aller participer aux centièmes Régates Royales de Suède. Cliquez pour voir les plans de Vigilant.
 
  Retour      
       
  Fractionné (gréement fractionné)

Désigne les gréements où l'étai n'arrive pas en tête de mât. On dit que l'étai arrive aux 3/4 ou aux 7/8 de la hauteur du mât : c'est à cause de cette fraction de la hauteur du mât qu'on parle de gréement fractionné. C'est tou con, mais ça en jette !

Sur notre image, le gréement fractionné d'un Classe America. Notez les 3 étages de barres de flèche et les 4 bastaques. Image © François Chevalier.

Class America © François Chevalier.  
  Retour      
       
  Fraîchir, Frais Se dit du vent quand il augmente de force. Le vent fraîchit...  
  Retour      
       
  Franc-bord

Le franc-bord d'un navire est la hauteur du bordage extérieur de la coque depuis la flottaison jusqu'à la première préceinte.

Autre signification : on dit "bordé à franc-bord" par opposition à "bordé à clin". Dans le bordage à franc-bord, les bordés sont disposés côte à côte sur la charpente avec un joint appelé "couture" qui doit être calfaté, alors que le bordé à clin est fixé avec une légère superposition.

Franc bord  
  Retour      
       
  France II

France II est à ce jour le plus grand voilier jamais construit : cocorico !

Il fut lancé en 1911 à Bordeaux par les Chantiers de la Gironde. C'était un cinq mâts barque en acier et il appartenait à un armement maritime de Rouen : la Société Anonyme des Navires Mixtes de la compagnie Prentout-Leblond. Il mesurait 146,20 mètres de long, 16,90 mètres de large, disposait de 6 350 m2 de toile, avec un déplacement de 10 710 tonnes. Ses mâts mesuraient chacun 64 mètres de haut et la puissance de ses moteurs auxiliaires : 2 x 900 chevaux. 45 hommes le manoeuvraient. Son tirant d'eau était de 10,50 mètres. Il emportait 8 000 tonnes de fret. Il fut destiné au transport du nickel de Nouvelle-Calédonie, qu'il atteignait en environ 100 jours.

Suite à une erreur de pilotage, le 11 juillet 1922, par mer calme, France II s'échoue sur le récif de Ouano, proche de Nouméa, en Nouvelle Calédonie. Dans le marasme économique maritime de l'époque, et de par sa faible rentabilité, il fut décidé de l'abandonner, bien qu'il avait été déclaré renflouable. Son épave y séjourna pendant plus de 20 années, et fut finalement disloquée car son dernier job fut de servir de servir de cible d'entrainement aux bombardiers américains, en 1944.

France II  
  Retour      
       
  Franche (Barre franche)

Par opposition à "barre à roue" : le gouvernail est manoeuvré par l'orientation de la barre qui est directement solidaire de la tête du gouvernail ou de la mèche.

On dit aussi "goélette franche" par opposition à la goélette à hunier (ou fortune) : l'Etoile et la Belle Poule, ou encore Pride of Baltimore I et II.

Barre franche  
  Retour      
       
 

Frapper

Frapper une manoeuvre, c'est la fixer, la capeler, l'amarrer, etc...

En attendant une image plus didactique, voici Aaron Rowland de l'équipe des Phillies en train de frapper la balle.

Frapper  
  Retour      
       
  Frette

Cercle de métal ceinturant un espar, équipé de pitons à oeil pour y saisir des éléments de gréement.

Sur notre image, deux frettes se trouvent à l'extrémité de ce beaupré.

Deux frettes se trouvent à l'extrémité de ce beaupré.  
  Retour      
       
  Frégatage

Le frégatage est une des propriétés de la coque d'un navire. Une coque est dite frégatée lorsque le haut de la muraille rentre vers l'intérieur ; la coque est dite « tulipée » dans le cas inverse, lorsque le pavois est évasé vers l'extérieur. Le frégatage des vaisseaux avait pour but d'améliorer leur stabilité en rapprochant du centre de carène le poids des canons situés sur les ponts supérieurs.

Sur notre image, une photo de la frégate "Rose", on voit nettement le retour de la muraille vers l'intérieur.

Frégate  
  Retour      
       
  Friendship sloop

Le Friendship sloop est apparu vers 1880 autour du port de Friendship (Amitié en français) dans le Maine, petit état de la cote est des Etats-Unis.

C'est le fruit d'une longue évolution, influencée notamment par les grandes goélettes des Bancs du port voisin de Gloucester. Le Friendship sloop a été utilisé pour la pêche cotière, notamment la pêche du homard au casier, par une à deux personnes, jusqu'à l'arrivée du moteur, au début du 20e siècle.

Les caractéristiques communes de ces bateaux de 9 à 12 mètres au pont (avec des extrêmes de 6 à 16 m) sont : coque fine à étrave à guibre et quille longue et profonde avec gouvernail sous la voute, mât implanté très en avant portant un gréement de sloop aurique, parfois surmonté d'un flèche, et bout-dehors substantiel.

Friendship sloop Friendship sloop
Friendship sloop sur une carte postale de 1920. Gréement du Friendship sloop avec légende en anglais et traduction française.

Friendship sloop "Lady"

"Bay Lady", réplique de Friendship sloop de 31 pieds lancée en 1979. Photo de 2008. Notez l'immense cockpit : 13 personnes à bord, visiblement à l'aise !

Voir le site de la Friendship Sloop Society.

 
       
  Fuite (en)

En situation de gros temps, gouverner de manière à recevoir le vent et la mer de l'arrière.

Sur notre image, cette vedette de pilote de Cork n'est pas vraiment en fuite, il s'agit de ses essais par grosse mer.

En fuite  
  Retour      
A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Ce glossaire restera en développement : n'hésitez pas à me signaler les termes ou expressions que vous souhaiteriez voir ajoutés à cette liste, ainsi que toute erreur, omission ou tout autre défaut. Son objet est simplement de compenser la nécessité pratique d'employer des termes techniques sans lesquels les explications sont difficiles. J'ai essayé d'y inclure tout le vocabulaire maritime utilisé sur ce site, les termes "usuels" qu'il me semble utile de maîtriser (et finalement, par demande populaire, les étrangetés maritimes...)
Haut de page
Copyright Arwen Marine Emmanuel Conrath 2015 www.arwenmarine.com