Arwen Marine
 
 
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Images des activités en cours à l'atelier

3 juillet 2020

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Dans les "nouvelles" précédentes, je vous racontais la construction du Goat Island Skiff (GIS) de Jacques, qui aurait dû faire l'objet d'une construction accompagnée avec lui en avril, impossible du fait fait du COVID, car il n'était pas autorisé à venir à l'atelier, et j'avais donc fait l'essentiel de cette construction en solitaire. Nous la terminerons ensemble ci-dessous.

 

Mais avant cela, j'ai fait une autre construction accompagnée, celle d'un PassageMaker Dinghy avec Jean-Louis. Elle était originalement prévue en mars-avril, et nous l'avons donc finalement démarrée le 2 juin, dès le début de la phase 2 du déconfinement. Cette photo de Denis montre les essais du bateau sous la houlette de Pierre, à droite. Jean-Louis est au centre et c'est Philippe a gauche, venu essayer le bateau avant de me commander le sien, mais ce sera une autre histoire !

 

Nous avons donc commencé classiquement avec Jean-Louis par la couture de la coque le mardi 2 juin. J'avais préparé le kit avec l'aide de Pierre : collage des demi-virures, collages des contre-tableau et contre marotte, couche d'imprégnation générale, etc.

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Nous avons retourné la coque afin de resserrer toutes les sutures avant le collage. Nous travaillons à l'intérieur, volet fermé, pour nous abriter de la petite canicule de ce début juin. Au moment où j'écris, un mois plus tard, c'est bien oublié...

 

Collage par l'extérieur en fin de cette première journée.

 

Le lendemain matin, extraction des sutures et dépose des trois cloisons. Ici, Jean-Louis, chauffe l'époxy du collage du tableau afin de couper au ciseau à bois les excédents qui gêneront lorsque nous ferons le joint-congé définitif autour du tableau.

         
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Joints intérieurs et bouchage des trous des sutures.

 

Drapage du tissu de verre sur la surface intérieure en vue de la stratification.

 

Saturation du tissu de verre à l'époxy afin de faire un composite bois-verre-époxy.

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Ponçage de la surface intérieure. J'évite normalement de poncer à l'intérieur, mais maintenant il pleut. La ponceuse est branchée sur l'aspirateur afin de limiter la diffusion de la poussière.

 

Remontage des cloisons.

 

Et collage avec de bons gros joints-congés. Notez que nous avons aussi collé le puits de dérive.

         
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En parallèle, je profite d'un temps mort pour terminer le montage des vide-vite sur le GIS de Jacques.

 

Nous avons percé l'étambrai et tracé pour la découpe de la trappe du caisson avant. Le trou de l'étambrai est normalement carré, mais cette fois-ci, nous allons installer un mât en tube carbone, d'où le trou rond.

 

Préparation du collage des dessus de caisson avant et arrière, ainsi que du banc central, à l'arrière-plan. Jean-Louis vient de passer une seconde couche d'époxy sur la surface inférieure de ces pièces, qui ne sera plus très accessible ensuite.

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Nous avons aussi passé une couche d'époxy sur toute la surface intérieure des caissons avant de les fermer, et tartiné d'époxy chargée le chant de la cloison double de l'avant.

 

Et voici le caisson arrière. Tous les chants verticaux sont encollés et les deux petites réglettes vissées-collées sur le tableau tiendront le siège arrière pendant que nous ferons un joint-congé sur toute sa périphérie.

 

Les bidons pressent le collage des sièges et nous enchainons avec le collage des quatre lattes de sapelli qui constituent les listons en deux épaisseurs.

         
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Puis nous retournons la coque et repassons une couche sur tous les joints extérieurs. Notez l'importance de ceux qui sont sur les bords de la sole et entre les virures 1 et 2 : nous allons stratifier jusqu'en haut des virures 2 et il faut adoucir les arêtes afin d'éviter que le tissu de verre fasse des bulles.

 

Et encore un ponçage avant de stratifier !

 

Je n'ai pas fait de photos de la stratification, nous passons directement à la phase sanglante de cette construction : le démontage de la coque ! Nous commençons par un coup de scie sauteuse sur le siège avant. Ce trait de scie servira à guider la scie égoïne qui nous servira pour la suite de la découpe.

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Jean-Louis attaque son bateau à la scie égoïne. Les presses de part est d'autre servent à éviter que les listons se décollents de part et d'autre de la coupe. Une épaisseur de carton ondulé entre les deux cloisons avant nous donne un espace de 5 mm pour sécuriser la coupe. Notez que Jacques est arrivé entretemps pour terminer la construction de son GIS, on le voit occupé à poncer à l'arrière-plan.

 

La découpe continue, toujours en utilisant le premier trait de scie pour se guider. J'avais aussi percé une série de petits trous le long du contour le la cloison avant afin d'avoir des repères.

 

Le sciage se poursuit...

         
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Jean-Louis alterne les angles de coupe : dessus...

 

Puis dessous ...

 

Et voila, justice est faite !

         
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Excellente découpe, Jean-Louis a fait un presque sans-faute, il y a juste quelques rayures sur l'une des cloisons, que nous mastiquerons à l'époxy chargée.

 

Nous avons aussi collé avec Jacques les fausses quilles qui raidissent le fond du GIS.

 

Nous enchainons avec le montage du gouvernail et du gréement du PassageMaker Dinghy.

         
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Nous avons aussi remis le GIS à l'endroit afin de poser l'accastillage.

 

Dernière opération de la construction du PassageMaker Dinghy : le collage de son grand aileron. Nous avons renforcé les joints-congés qui le tiennent par des bandes de fibre de verre.

 

Et le voila chargé sur la remorque de Jean-Louis en vue de son départ vers le Golfe du Morbihan pour ses essais.

         
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Les futurs navigateurs !

 

Et c'est le moment du départ pour aller terminer d'équiper le bateau et apprendre à l'utiliser sous la houlette de Pierre !

 

Dernier retournement pour le GIS de Jacques.

         
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Installation du gréement. Jacques me reprend le mât, la vergue et la bôme de Let's Goat!, car j'avais acheté cet hiver des tubes carbone pour remplacer mes espars. La voile vient de la voilerie "Really Simple Sails" montée par Michael Storer aux Philippines, son pays d'adoption, afin de disposer localement de bonnes voiles à faible coût pour son activité bénévole de promotion de l'apprentissage de la voile. La voilerie vit grâce à l'export d'une partie de sa production.

 

Les voiles disponibles actuellement sont celle du GIS (9.80 m2, trois bandes de ris) que voici et celle de l'OZ Goose (8.40 m2, deux bandes de ris), en blanc ou rouge "tan", avec ou sans sac à voile permettant de protéger la voile gréée sur sa bôme et sa vergue.
Ces voiles sont superbement coupées et cousues, et leur prix vous réjouira !
En effet, je suis agent pour la France pour la voilerie RSS.

 

Gros plan sur le capelage du palan d'amure sur le pied de mât. Le cordage de renvoi est en dyneema pour limiter son allongement. Il est noué en boucle avec un simple noeud plat. Le courant du palan d'amure est assez long pour revenir à la main du barreur, car c'est un réglage qui doit être souvent ajusté. La petite poulie dans l'axe du mât sert à renvoyer la drisse qui tient la dérive relevée. A l'usage, le petit équipet autour du pied de mât se révèle très pratique pour ranger un grappin plié et son câblot, entre autres.

         
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La drisse est gréée "à l'australienne" sans rocambeau. On voit que le bout de la drisse est capelé sur le talon de la vergue puis revient sur un mousqueton tenu par un erseau à mi-vergue (45% depuis l'avant, pour être exact) en passant du côté opposé du mât afin que la tension de la drisse tienne la vergue plaquée contre le mât.

 

Gros plan sur le mousqueton du bout de la drisse. On pourrait nouer la drisse directement sur la boucle de dyneema qui tient avec un noeud de plein poing dans le trou de la vergue, mais cela facilite l'affaire. Notez les coutures de fil noir sur la voile blanche de RSS. Michael Storer dit que c'est volontaire, car "les gars sont très fiers de leurs coutures !"

 

Et sur celui situé à 45% de la longueur de la vergue, à partir de l'avant. L'erseau est fermé par un noeud de pêcheur (deux noeuds simples l'un dans l'autre).

         
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Derniers réglages de la remorque que nous venons d'assembler.

 

Deux GIS à l'atelier, se multiplieraient-ils ?

 

Et c'est le moment du départ de ce nouveau GIS qui sera basé sur le Golfe du Morbihan.

         
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Je tourne un pied de mât en contreplaqué massif : je rigole en écrivant cette antilogie car le contreplaqué ne peut bien sûr pas être massif ! Afin de créer un bloc, j'ai collé tout plein d'épaisseurs de mon CP makoré qui est si dur qu'il a été interdit à la vente (mais non, je rigole encore!), puis j'ai façonné l'empreinte du pied de mât de Let's Goat et je termine en tournant la partie qui entrera dans le tube de carbone. Je tourne aussi une pièce qui s'emboitera dans l'autre bout du tube et sera percée pour les poulies de drisse.

 

Et il est temps que je m'occupe de mon mât car nous sommes le 14 juin et je pars dans quelques jours pour le Challenge Naviguer Léger 2020, qui mènera 16 bateaux de Trébeurden à Bréhat, le long de la "Côte de Granit Rose", la plus belle côte du monde (je suis légèrement partial). Reportage à venir bientôt. On voit au centre de cette photo ajoutée a posteriori trois des quatre meilleurs bateaux de cette édition : Gandalf, Truk II et Let's Goat! (il manque Atipik, le quatrième, et oui, je suis toujours très légèrement partial).

 

J'ai choisi cette amusante photo de Ronan Coquil prise lors de l'édition 2019 du RAM pour vous annoncer que l'édition 2020, qui se tiendra conjointement avec "Entre Terre et Der" a encore changé de date : ce sera maintenant du vendredi 25 au dimanche 27 septembre 2020, mais bien sur le lac du Der-Chantecoq, comme initialement prévu. Pas question de naviguer en forêt cette fois, car le niveau du lac sera à mi-marée descendante, en cours de vidange automnale.

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Tous ces superbes bateaux sont des kits de bateaux en bois à construire soi-même selon la technique du « cousu-collé », utilisant du contreplaqué, de la résine époxy et de la fibre de verre. Construire son bateau soi-même procure beaucoup de plaisir et une grande fierté. Démarrer à partir d’un kit vous facilite la tâche  : vous n’avez pas à vous soucier de trouver vous-même tous les éléments : contreplaqué, bois, résine époxy, tissu de verre, etc. Tout est "dans la boite", comme une maquette géante. Le fait que les pièces soient déjà découpées vous évite l’angoisse de l’erreur et une partie assez ingrate au début du projet. Vous hésitez à vous lancer seul : venez à notre atelier pour une "construction accompagnée". Si vous cherchez plutôt un bateau "tout fait", nous pouvons construire pour vous chacun de ces bateaux : demandez nous un devis pour votre bateau "barre en main" !

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