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Images des activités en cours à l'atelier

20 juillet 2017

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Je vois que vous commencez à vous habituer à mes mises à jour moins fréquentes : c'est bien ! Cette photo de café et muesli à réhydrater provient de mon compte-rendu du Challenge Naviguer Léger 2017 que vous devriez aller consommer séance tenante. C'est bon quand c'est chaud, je ne vous dis que ça...

 

J'ai commencé la construction d'un Wood Duck Double qui m'a été commandé "barre en main" par Pierre-André.

 

Seule la cloison arrière (la plus lointaine) restera dans le Wood Duck Double. En principe, la cloison avant devrait aussi rester, mais je ne crée pas le petit compartiment étanche avant car il est ridiculement petit et sa trappe est située trop près de l'étrave pour rester étanche en navigation un peu musclée. La cloison centrale est temporaire "d'origine", elle ne sert qu'à aider le kayak à prendre sa forme pendant la couture.

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J'utilise ces petits segments de tourillon de 6 à 10 mm de diamètre afin d'améliorer l'alignement des bords des panneaux du Wood Duck Double. La suture qui joint les panneaux l'un à l'autre passe autour du tourillon. On voit très bien le petit chanfrein à 45° que l'ai fait à mi-bois sur toute la périphérie des panneaux pour faciliter la jonction. Il apparait plus clair car je l'ai coupé après avoir passé la couche d'imprégnation époxy sur les panneaux (puis poncé cette couche).

 

Je construis aussi un Wood Duckling (Duckling signifie caneton en anglais, c'est le plus petit de la famille des Wood Duck, un kayak pour enfant qui fait 8 pieds de long, soit 244 cm) en même temps que le Wood Duck Double comme bateau de démonstration et par curiosité pour ce petit kayak. Ici, c'est le "Forward Hull Form", comme le dit l'étiquette, le couple temporaire avant, que je m'apprête à coudre dans les deux panneaux de fond, déjà cousus ensemble. On voit que j'ai ajouté un troisième trou à côté des deux trous pour le couple sur la ligne de quille : la suture que j'ai déjà nouée tient les deux panneaux bord, et les deux paires de trous serviront aux deux sutures de la pointe du couple. Si on n'ajoute pas cette suture, les deux panneaux ont tendance à s'écarter sur le couple, au niveau de la ligne de quille.

 

Voici le couple temporaire avant en place, de même que la cloison définitive qui sépare le cockpit du caisson arrière. On voit à gauche le "Bow Hull Form", couple temporaire de proue, prêt à coudre en place.

         
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Et voici le couple temporaire de proue en place et j'ai fermé le brion en cousant ensemble les extrémités avant des panneaux de fond.

 

Par contre, lorsque j'ai fermé la poupe en cousant ensemble les extrémités arrière et inclu le couple temporaire arrière (Stern Hull Form), la cloison (définitive) arrière s'est fortement cintrée sous la pression imposée par le vrillage des panneaux, comme on le voit ici.

 

Tout est rentré dans l'ordre après que j'aie ajouté ce bout de tasseau en renfort de la cloison arrière. Enfin, c'est ce que j'ai cru pendant quelques minutes, voyez un peu plus loin...

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Cette vue générale montre que j'ai un coup d'avance sur le Wood Duck Double (à gauche), car j'ai déjà cousu les panneaux latéraux.

 

Retour sur le Wood Duckling pour un incident déplaisant : peu après que j'aie cousu l'étambot en forçant assez fort pour obtenir le vrillage requis, j'ai entendu deux craquements secs, coup sur coup. Il s'agit des extrémités extérieures des joints-puzzle arrière des panneaux de fond dont le collage a cassé sur 25 mm, sous l'effet de la contrainte, car ce joint se trouve juste sous la cloison arrière, qui est l'un des deux points de contrainte maximum des panneaux de fond avec l'étambot, sur leur bord arrière (relisez doucement, et rangez bien les mots dans les petites cases, on finit par comprendre).

 

Ce gros plan montre la partie du joint-puzzle qui s'est décollée, juste sur la cloison arrière. Je dois cependant avouer que je n'avais pas ajouté de bande de fibre de verre pour renforcer ces joints, comme indiqué dans le manuel de construction, car je ne pensais pas que ce soit utile : monumentale erreur, comme dirait Arnold dans Last Action Hero. Notez au passage que j'ai déjà percé les deux trous qui vont me permettre d'installer une "attelle" qui va remettre le panneau en ligne en attendant le collage. La paire de trous rapprochés est celle de la suture de la cloison, que l'on aperçoit prête à nouer en place.

         
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Et ça y est, j'ai fait le premier collage sur le Wood Duck Double.

 

J'ai également collé le Wood Duckling, et on voit ici qu'après durcissement de l'époxy, j'ai extrait toutes les sutures et déposé les couples temporaires des deux kayaks. on voit ici que le plus petit des Wood Duck tient aisément à l'intérieur du plus grand !

 

J'ai ensuite refait des joints "propres" sur le Wood Duckling et m'apprête à le faire sur le Wood Duck Double, sur lequel j'ai déjà posé les "bandes Gordini".

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Gros plan sur les "bandes Gordini" du Wood Duck Double. J'enlèverai ces bandes adhésives dès que j'aurai fait les joints, avant que l'époxy durcisse. On voit que j'ai poncé le premier collage afin d'éliminer les points saillants qui constitueraient des obstacles pour le nouveau joint.

 

Je fais ensuite la couture du pont du Wood Duckling.

 

Tous les éléments de structure transversale sous le pont des Wood Duck sont temporaires et seront donc enlevés après le premier collage.

         
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Dès que j'ai enlevé les bandes d'adhésif qui délimitent les joints du second collage, j'ai appliqué sur les joints '"frais" des bandes de fibre de verre que j'ai préalablement mis à tremper dans un verre d'époxy pour les saturer.

 

Evidemment, je ponce les bandes de fibre de verre de renfort des joints en vue de la suite des opérations. En effet, on doit fatalement dépolir la surface d'une couche d'époxy avant d'appliquer dessus soit une autre couche d'époxy (comme ce sera le cas ici), soit une couche de vernis ou peinture. Il s'agit ici du Wood Duckling, mais je fais exactement la même chose sur le Wood Duck Double.

 

Le pont du Wood Duckling trouve facilement sa place dans la coque du Wood Duck Double pendant que je monte le pont de ce dernier sur ma table de travail.

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J'aime bien protéger et renforcer la surface intérieure du cockpit des kayaks : je vais le faire sur 1.70 m dans le Wood Duckling et sur 2.50 m dans le Wood Duck Double en stratifiant un tissu de verre léger. Sur cette photo, je viens de draper le tissu de verre sur la surface des deux cockpits.

 

Et voila le tissu de verre saturé de résine époxy sur les deux kayaks. Dès que j'ai fini, j'ai enchaîné avec une seconde couche d'époxy "mouillé sur mouillé" afin d'épaissir la couche d'époxy sur le tissu de verre, ce qui me permettra ensuite de m'adonner au ponçage sans risquer de couper les fibres du tissu de verre. J'ai étendu cette seconde couche à toute la surface intérieure des deux coques.

 

On voit ici que j'ai également passé une seconde couche d'époxy sur toute la surface intérieure du pont du Wood Duck Double (également du pont du Wood Duckling, mais on ne le voit pas ici).

         
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Cette vue de la surface intérieure du pont du Wood Duck Double montre le profil convexe des joints obtenu en les formant à l'aide d'une raclette en plastique souple. On voit aussi la bande de fibre de verre qui "arme" la surface de ces joints et étend leur "ancrage" sur le contreplaqué de part et d'autre du joint. Notez que le bois visible par l'ouverture du cockpit est celui de ma longue table de travail, sur laquelle j'ai percé beaucoup (mais alors beaucoup) de trous de sutures depuis 10 ans. Bonne nouvelle pour elle, les trous de la plupart de nos kits sont maintenant pré percés au moment de la découpe.

 

Et hop ! En route pour livrer le PassageMaker Dinghy à Arromanches-les-Bains, où j'ai été surpris de voir l'étendue des vestiges du port "provisoire" Winston installé par les Alliés voilà 73 ans et destiné à être utilisé pendant trois mois seulement. Il est ironique de savoir a posteriori que ce port ne fut finalement pas très utile pour l'offensive alliée de 1944 : seulement 17% du matériel, munitions et hommes débarqués le furent sur ce port.

 

Cette photo de la face intérieure du "panneau de livet" ou panneau latéral de pont du Wood Duckling montre de très beaux exemples "d'yeux de poissons" ou "refus", zones où l'époxy semble repoussée par un élément qui l'empêche d'accrocher sur la surface. C'est pour moi un sujet de perplexité infinie car je n'arrive pas à trouver le moyen d'empêcher ces phénomènes de se produire. La cause est connue : ici, il s'agit d'empreintes de doigts. Le sebum, enduit gras qui protège la peau, se dépose à la surface lors de manipulations des pièces, et il suffit à empêcher ou gêner l'adhérence de l'époxy. On pourrait penser qu'un bon dégraissage préemptif de la surface suffirait à neutraliser le sebum mais en général, cela ne suffit pas. Il faudrait donc porter des gants en permanence. Dans d'autres cas, les refus sont causés par d'autres "contaminants", mais c'est un sujet trop vaste pour ces "nouvelles".

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J'attaque la découpe de l'ouverture de la trappe arrière des deux kayaks. Je commence par faire une rangée de trous de 1.5 mm de diamètre, que je relie entre eux afin de faire une ouverture en ligne de quelques mm de long, qui me permettra d'insérer la lame de la scie sauteuse.

 

Et hop, comme dirait Achille Talon ! Notez au premier plan à droite la paire de trous qui sert à positionner la cale de seuil de trappe qui permet de localiser le tracé. On aligne cette paire de trous, ainsi que celle qui est placée du côté du cockpit, avec les trous de la cale de seuil en passant des petits clous de 1 ou 1.5 mm dans les trous.

 

J'ai collé tout le long du joint pont-coque à l'aide de bande adhésive, puis j'ai placé le Wood Duck Double sur la tranche sur le support qui le positonne à bonne hauteur pour passer le bras et/ou la tête dans le cockpit et l'ouverture de la trappe arrière afin de faire le joint-congé qui va coller le pont sur la coque. Je ferai successivement chacun des deux joints qui se trouve vers le bas, en inversant donc la position du kayak entre les deux joints (c'est pas clair, ça fait rien, je me comprends !)

         
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Je fais cette photo après avoir fait le joint pont-coque sur bâbord et ajouté par-dessus la bande de fibre de verre, le second en bas à gauche. On voit que le joint tribord, en haut à gauche n'est pas encore fait. La partie claire que l'on voit est la zone poncée sur laquelle je vais faire le joint. Comme déjà répété moult fois dans ces pages, on ne pense même pas à coller quelque chose sur une surface d'époxy sans l'avoir poncée au préalable.

 

Voici les outils utilisés pour cette opération : seringue "indépendante" ou fixée au bout d'une latte d'un mètre de long (avec une seconde latte pour pousser le piston), cuiller également fixée au bout d'un tasseau, et pinceau toujours fixé au bout d'une rallonge d'un bon mètre. Le seringue sert à déposer dans le joint entre la coque et le pont l'époxy "crème de marrons", la cuiller sert à lisser l'époxy et à former le joint-congé, et le pinceau sert à dérouler par-dessus la bande de fibre de verre, préalablement saturée par trempage dans un verre d'époxy claire. Une fois la bande déroulée, le pinceau sert à la placer et à la lisser sur le joint. Le coup de main n'est pas instantané, mais il vient vite et c'est très satisfaisant !

 

Dès que le joint bâbord est terminé, je retoune le Wood Duck Double pour faire le joint tribord. La partie arrière se fait par l'ouverture de la trappe. sur le Wood Duck Double, tout va bien car cette ouverture est assez grande, mais c'est nettement plus délicat sur le Wood Dukling où il faut choisir : soit on passe la tête pour voir, soit on passe le bras. Et impossible de tourner la tête dans la trappe, ça coince !

         
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Une fois que l'époxy des joints a durci, on enlève les bouts d'adhésif et on bouche les fentes et les trous des sutures sur l'extérieur du pont. Ici, c'est le Wood Duck Double...

 

Et voici le Wood Duckling, prêt pour le dernier gros ponçage avant la fibre de verre extérieure.

 

Dont acte, toutes les arêtes sont arrondies afin que le tissu de verre "prenne les virages" sans faire de bulles.

         
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Et je passe à la stratification du pont sur les deux kayaks. On voit que j'ai commencé par le Wood Duckling et qu'il me reste à faire le Wood Duck Double.

 

Je coupe l'excédent de tissu de verre en laissant une dizaine de centimètres dépasser sur le panneau latéral.

 

Je coupe le tissu de verre sur toute la périphérie du kayak.

         
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Puis je sature la partie du tissu de verre qui retombe sur les panneaux latéraux en la plaquant sur le contreplaqué. Cette partie sera recouverte par la stratification de la coque, que je ferai dans une phase ultérieure.

 

Fin de journée : le pont des deux kayaks est stratifié, et j'ai passé sur chacun une seconde couche "mouillé sur mouillé" afin de remplir la trame du tissu de verre.

 

Attention de ne pas oublier de stratifier aussi les couvercles des trappes !

         
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Après avoir laissé durcir l'époxy, poncé la stratification sur le haut des panneaux latéraux, je passe à la stratification de la coque de mes deux Wood Ducks.

 

Je passe une seconde couche "mouillé sur mouillé" après avoir saturé tout le tissu de verre.

 

Le lendemain, après avoir passé une journée assez ingrate à poncer l'ensemble de la surface stratifiée des deux kayaks, je positionne leur extrémité arrière dans des seaux d'eau afin de diffuser l'echauffement qui accompagne la réaction de l'époxy (voir Exothermie) car j'ai coulé les "remplis d'extrémité" arrière des deux kayaks.

         
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Sous un autre angle, la différence de taille entre les deux kayaks est amusante, on a tout simplement le plus petit et le plus grand kayak de la famille des Wood Ducks !

 

J'enchaine avec le collage de la première couche de l'hiloire sur les deux kayaks.

 

Je dois dire que pour faire les deux kayaks en même temps, j'ai dû sortir presque toute ma collection de pinces !

         
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Après durcissement du collage de la première couche des hiloires, j'enchaine avec la seconde couche, également en contreplaqué de 9mm.

 

Et je termine les hiloires par le collage de la couche de dessus, qui dépasse sur l'extérieur pour faire brise-lames et éventuellement tenir le bord d'une jupe. Mais il n'en existe pas pour le Wood Duck Double, il faudra la réaliser sur mesure, et je n'ai pas encore cherché pour le Duckling, mais je pense que sa taille entre dans les standards du marché.

 

Plus qu'à attendre que l'époxy durcisse, puis faire un gros nettoyage des excédents de colle, arrondir toutes les arêtes, et poser une bande de fibre de verre sur le dessus de l'hiloire pour la renforcer. Il me reste aussi à coller la structure des trappes : j'espérais avoir assez de pinces pour le faire en même temps que les trois collages que je viens de faire, mais que nenni !

         
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J'ai découpé 2 m2 de tissu de verre de 86 g/m2 en diagonale afin d'obtenir des bandes de "biais" de 8 cm de large : les fils de la trame et de la chaine sont à orientés à 45° et de ce fait, la bande est très souple et se conformera aisément à la double courbure de l'hiloire.

 

J'ai commencé par passer au pinceau une couche d'époxy claire sur la surface de l'hiloire (surface verticale et horizontale), puis j'ai appliqué une bande de biais, qui "pompe" une partie de l'époxy et que je termine de saturer en tapotant au pinceau.

 

J'ai vissé/collé ces deux crochets sous les trappes, sous lesquelles j'avais auparavant collé le raidisseur. Ils serviront à tenir le bout de tendeur qui tiendra la trappe fermée.

         
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J'ai choisi d'utiliser du tissu de verre fin (86 g/m2) et je stratifie donc deux couches sur l'hiloire afin qu'elle soit vraiment costaude. En effet, elle participe de façon déterminante à la rigidité du pont du kayak.

 

J'ai aussi collé la structure du rebord des trappes sur les deux Wood Ducks.

 

Je termine le travail en passant une seconde couche d'époxy "mouillé sur mouillé" sur l'hiloire.

         
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Le lendemain, après avoir poncé la stratification de l'hiloire, je fais les massifs d'extrémité avant de la même façon que ceux de l'arrière : coulée directe d'époxy légèrement chargée (240 ml pour le Wood Duck Double et 120 ml pour le Wood Duckling).

 

J'ai ensuite passé encore une couche d'époxy sur le pont des deux kayaks et collé le seuil de trappe sur le rebord de trappe.

 

Je m'apprête à faire le dernier ponçage de toute la surface du pont afin qu'elle soit la plus lisse possible pour que le vernis donne son meilleur résultat. Si on est patient (et qu'on n'a pas de date limite), on peut répêter ces deux phases à l'infini : passer une couche d'époxy et la poncer le plus finement possible, puis passer une couche d'époxy, la poncer, etc...

         
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Coïncidence amusante : Laurent m'envoie de Gironde les six photos suivantes du Wood Duck Double qu'il vient de termminer. Laurent me dit que cette solution - kayak suspendu au plafond - est très pratique notamment pour la réalisation du joint pont-coque, car on peut varier en continu l'angle d'inclinaison entre 0° et 360°.

 

Vue de la cloison avant, qui sépare en principe le coqueron avant du cockpit : Laurent l'a échancrée car il souhaitait utiliser le renfort qu'elle fournit, mais il ne souhaitait pas créer de compartiment séparé dans la pointe avant.

 

Laurent a choisi de peindre les panneaux de fond en remontant sur l'étrave et sur les angles du tableau arrière. La silhouette d'oiseau, tout comme la plume du tableau arrière visible sur la première photo, est réalisée au pochoir, on en reparle plus loin. Belle patience pour réaliser ce liseré noir qui ceinture la zone peinte en blanc !

         
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Voici les deux pochoirs utilisés par Laurent, qu'il a découpés dans des couvertures de cahier en plastique. Peinture à la bombe avec test préalable sur une chute de contreplaqué afin de vérifier la compatibilité de la peinture utilisée et de l'époxy.

 

Système de fermeture invisible pour la trappe arrière : la tension du tendeur est réglée par un simple noeud en 8 sur l'un des deux pontets au fond du compartiment, et on passe le tendeur dans le crochet de la trappe pour la tenir. Une poignée sur le dessus permet de l'entrebailler afin de passer la main pour engager ou dégager le tendeur.

 

Et voilà !

         
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Fred nous envoie les cinq photos du Skerry modifié qu'il construit, également en Gironde.

 

Dans un projet qui rappelle le Skerry "Anouket" de Ludo, Fred a rehaussé le carreau de 60 mm à l'avant et 30 mm à l'arrière, il a doublé la cloison centrale, remplacé le puits de dérive sabre par celui d'une dérive pivotante, et ajouté des coffres à l'avant et à l'arrière par-dessus les caissons. Notez que le puits de dérive est volontairement desaxé par rapport au banc central, on en reparle ci-dessous.

 

Vue du coffre arrière surplombant le caisson étanche prévu d'origine..

         
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Et du coffre avant. La trappe rectangulaire donne accès à une baille à mouillage utilisant une partie du caisson avant inférieur, cette partie n'étant donc plus étanche.

 

J'attends avec impatience ce que je considère le plus intéressant dans le projet de Fred : son gréement. En effet, Fred a prévu deux mâts portant chacun une voile d'Optimist : une voile "école" de 3.10 m2 sur le mât avant et une voile "régate" de 3.6 m2 sur celui de l'arrière. La présence de l'emplanture du "grand mât" (puisqu'il a la plus grande voile) explique la nécessité de désaxer le puits de dérive. A suivre donc !

 

Didier nous envoie une photo du superbe PassageMaker Dinghy dont il a terminé de construire la coque. Il attaque maintenant la réalisation du gréement de sloup houari.

         
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Et voici une photo du Skerry "Ilyva" qui avait été construit par Francis, qui l'a cédé l'année dernière à Jean-Claude, qui l'a légèrement transformé en ajoutant cette fargue fixe par-dessus le carreau afin de rehausser le franc-bord.

 

Patrick travaille d'arrache-pied sur son Skerry Raid, qui sera le troisième en France après celui d'Yves, que j'avais construit en 2014-15, et celui de Gérard, qu'il a lancé lors du Rassemblement Arwen Marine de cette année.

 

C'est les soldes chez Arwen Marine : je vends à prix réduit ce moteur Torqeedo Ultralight 403, qui me reste sur les bras car le client pour qui je l'avais acheté a changé d'idée (et apparemment de numéro de téléphone et d'adresse mail). L'Ultralight 403 est conçu pour la propulsion des kayaks. Relevable et orientable, puissance 1 cv, autonomie jusqu'à 30 milles, batterie, chargeur, commande à distance avec ordinateur de bord (pour calculer en temps réel la distance restant dans la batterie), clé magnétique antivol, etc. Prix catalogue : 1599.00 € TTC, soldé à 1332.00 € TTC. Voir plus de détails intéressants sur l'Ultralight 403 sur le site Torqeedo.

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Tous ces superbes bateaux sont des kits de bateaux en bois à construire soi-même selon la technique du « cousu-collé », utilisant du contreplaqué, de la résine époxy et de la fibre de verre. Construire son bateau soi-même procure beaucoup de plaisir et une grande fierté. Démarrer à partir d’un kit vous facilite la tâche  : vous n’avez pas à vous soucier de trouver vous-même tous les éléments : contreplaqué, bois, résine époxy, tissu de verre, etc. Tout est "dans la boite", comme une maquette géante. Le fait que les pièces soient déjà découpées vous évite l’angoisse de l’erreur et une partie assez ingrate au début du projet. Vous hésitez à vous lancer seul : venez à notre atelier pour une "construction accompagnée". Si vous cherchez plutôt un bateau "tout fait", nous pouvons construire pour vous chacun de ces bateaux : demandez nous un devis pour votre bateau "barre en main" !

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