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Images des activités en cours à l'atelier

24 avril 2017

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Je prie ceux qui se désolaient de ne pas voir de nouvelles neuves de m'excuser, comme vous allez le voir ci-dessous j'ai été trop occupé depuis quatre semaines pour sortir la tête de l'eau et faire une mise à jour plus tôt.
Olivier et Bernard sont arrivés ce lundi matin 27 mars pour démarrer la construction accompagnée d'un Annapolis Wherry Tandem.

 

Le premier jour est entièrement consacré à la couture des dix bordés et de la sole. On commence par coudre les bordés 1 et 2 sur la sole, puis on ajoute les quatre membrures.

 

Couture des bordés 4 : ça prend forme !

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Si si, nous sommes rentrés pour nous mettre à l'ombre ! En effet, nous sommes passés sans transition de l'hiver à l'été en Picardie, et il fait déjà trop chaud pour travailler en plein soleil ! Nous avons retourné le Wherry Tandem afin de resserrer toutes les sutures.

 

En fin d'après-midi, on ressort pour un essayage des dessus des caissons étanches avant de passer au collage.

 

Fin de la première journée ! la coque est collée sur l'extérieur après avoir fait quelques joints-congés essentiels sur l'intérieur : ceux de l'étrave, du tableau arrière et des cloisons des compartiments étanches.

         
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En parallèle des activités de la seconde journée de la construction accompagnée du Wherry Tandem, je commence à préparer un kit de Yole de Chester qui doit faire l'objet d'une autre construction accompagnée la semaine prochaine avec Jean-Pierre.

 

Le kit de la Yole de Chester est emballé en trois cartons : un petit carton contient l'époxy, le tissu de verre et la "quincaillerie", le second, visible sur l'image précédente, contient les bordés et une partie des petits éléments, et le troisième, visible ici, contient les grand éléments comme les planchers, les dessus des caissons, les cloisons, etc.

 

Les deux membrures sont constituées chacune de 4 parties : deux demi-membrures et deux doubleurs. Notez le joint en coeur sur le membrure arrière, en haut, qui permet d'éviter de coller une demie membrure avant avec une demie membrure arrière (ce n'est pas que nous ayons une mauvaise perception de l'intelligence de nos clients, mais c'est mieux de ne pas leur laisser une chance de faire n'importe quoi parce que leur atelier est mal éclairé).

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Collage des joints-puzzle des bordés de la Yole de Chester : je colle les paires de bordés bâbord-tribord l'un sur l'autre afin de gagner de la place et d'assurer leur conformité précise en vérifiant qu'ils sont parfaitement superposés. J'enduis d'époxy chargée le chant de la découpe sur chacune des moitiés.

 

Les bordés superposés sont séparés par des bouts de film plastique afin d'éviter qu'ils collent l'un sur l'autre.

 

J'ajoute un bout de film plastique sur chaque paire de bordés, un bout de tasseau et un lest en plomb pour presser le collage.

         
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Bernard et Olivier retirent les sutures qui sont maintenant inutiles après que l'époxy de ce premier collage ait durci. Ils utilisent un décapeur thermique pour chauffer les sutures prises dans l'époxy afin de les dégager.

 

Puis, toujours avec les décapeurs thermiques, ils éliminent les gros "pâtés" d'époxy le long des joints.

 

Pendant ce temps (à Veracruz), Pierre stratifie la face intérieure de son pont en lattes. Cette stratification a pour but de reprendre les efforts de pression appliqués sur le dessus du pont.

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Nous avons remis le Wherry Tandem à l'endroit et faisons les joints intérieurs.

 

Bernard dépose à la seringue un cordon d'époxy chargée le long de chacun des joints, puis nous utilisons le dos d'une petite cuiller jetable afin de "tirer" le joint, et nous teminons en ramassant l'excédent d'époxy sur les côtés du joint.

 

Photo du soir : le Wherry Tandem est invisible, sous la mezzanine à gauche, mais l'atelier est tout de même bien encombré avec la coque du Mill Creek de Pierre en haut à gauche, les bordés de la Yole de Chester sur la table de gauche (en attente de collage), sur celle au centre (en cours de collage), puis le pont du Mill Creek de Pierre, puis le Mill Creek 13 sur le Skerry à dérive pivotante.

         
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Même moment vu sous un angle plus habituel.

 

Olivier et Bernard poncent...

 

Puis nous passons à la stratification de l'intérieur du Wherry Tandem.

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Entretemps, j'ai passé une couche d'imprégnation sur les bordés de la Yole de Chester.

 

Nous faisons les joints extérieurs du Wherry Tandem, en vue de la stratification de la surface extérieure.

 

C'est aussi le moment de boucher tous les trous des sutures !

         
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Stratification de la surface extérieure, qui ne couvre que la sole et les deux premières paires de bordés (sur cinq).

 

Nous passons la dernière couche d'époxy sur la surface intérieure.

 

Puis la dernière couche sur l'extérieur, et ce dimanche 2 avril nous suspendons le Wherry Tandem car il va rester à l'atelier quelques jours en attendant le retour d'Olivier pour terminer : il nous reste à poser les listons et les les serres ajourées.

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Je devrais me positionner sur le marché de la décoration, ou sur celui des luminaires (j'avoue avoir oublié le mon de celui ou celle qui m'a suggéré de faire des trous dans la sole du Wherry Tandem pour y mettre des spots...)

 

Comme je l'ai déja écrit, les constructions se téléscopent un peu en ce moment : le Wherry Tandem n'est pas tout à fait terminé mais ce lundi 3 avril nous attaquons déja la construction accompagnée d'une Yole de Chester avec Jean-Pierre, venu à cet effet de Saint-Malo.

 

Le kit de la Yole de Chester a été "modernisé" à l'insu de mon plein gré, et il est devenu nettement plus facile à construire à l'endroit (et assis), alors que j'avais construit un portique (que l'on aperçoit à l'arrière-plan) pour soutenir la coque à l'envers pendant la phase de couture.

         
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En ce lundi 3 avril, il fait si chaud au soleil de l'après-midi que nous sommes rentrés à l'ombre pour terminer la couture de la coque !

 

Couture terminée, nous avons retourné la coque afin de resserrer toutes les sutures.

 

Chaque suture doit être saisie, tirée et tournée pour reprendre le mou. Notez en bas à droite de la photo l'une des mortaises percées à travers les bordés de fond afin de positionner les cloisons et les membrures. Avec le pré perçage de tous les trous des sutures, c'est une "modernisation" fort utile car elle évite tout calcul ou doute sur le positionnement des membrures.

         
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Fin de la première journée de la construction accompagnée de la Yole de Chester de Jean-Pierre : nous terminons par le premier collage, et il est presque 21h...

 

Le lendemain, J2, nous avons extrait toutes les sutures, devenues inutiles, et "nettoyons" les excédents d'époxy sur l'extérieur de la coque.

 

Puis nous prêtons main-forte à Pierre pour la stratification de l'extérieur de la coque de son Mill Creek 16.5 Hybride.

         
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Nous avons aussi fait les joints sur l'intérieur de la coque et bouché les trous des sutures sur la Yole de Chester. Notez que nous avons déposé les deux membrures afin d'avoir un accès plus facile à la surface intérieure. Surtout, cela nous permettra, le moment venu, de faire la stratification du compartiment central d'un seul tenant : plus facile et plus rigide.

 

Le lendemain, J3, ponçage général de l'intérieur de la coque.

 

Par solidarité, Pierre ponce aussi (pierre-ponce, ah ah ah !) Je suis fatigué, moi !

         
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Nous avons drapé les trois pièces de tissu de verre sur la surface intérieure de la yole et allons maintenant les saturer d'époxy afin de créer un composite tripartite avec le constreplaqué, la résine et la fibre de verre.

 

Le lendemain, J4, après ponçage de la stratification, nous remettons en place les deux membrures après avoir repercé les trous des sutures et les mortaises à travers la fibre de verre. Notez que celle-ci est pratiquement invisible.

 

Tandis que nous avons retourné la Yole de Chester afin de faire les joints extérieurs et de boucher les trous des sutures, Pierre colle le joli pont latté de son Mill Creek 16.5 Hybride.

         
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Nous collons les petits tabourets de nage de la yole.

 

Le collage des listons est toujours une opération spectaculaire, et Pierre nous assiste pour la manutention de la soixantaine de presses à mettre en place.

 

Le lendemain, J5, nous sortons la yole afin de mettre en forme les listons et poncer la surface extéreire en vue de sa stratification partielle.

         
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Dont acte.

 

Après la stratification extérieure, qui couvre les quatre bordés de fond, nous collons l'aileron, qui sera tenu par un joint-congé "armé" d'une bande de fibre de verre de chaque côté.

 

Et le samedi 8 avril en début d'après-midi, J6, Jean-Pierre prend la route de Saint-Malo avec sa Yole de Chester...

         
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Suivi en fin d'après-midi par Pierre, qui emporte son Mill Creek 16.5 Hybride pour terminer les finitions en vue de nous faire pâmer d'admiration au Rassemblement Arwen Marine au Lac du Der.

 

Ce dimanche 9 avril, je remets Gandalf à l'eau sur l'Oise, qui passe à une encablure de l'atelier, afin de me remettre à l'aviron en douceur (mais ça fait mal tout de même !) à l'occasion d'un pique nique familial et nautique !

 

Et le lundi 10 avril je me remets à la préparation du kit de Skerry que je vais construire avec un autre Pierre dans quelques jours.

         
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En parallèle, je fais le vernis du Wood Duck 12 et du Mill Creek 13 que je prévois d'apporter au Rassemblement du Lac du Der (car je ne vais tout de même pas laisser la vedette à Pierre tout seul).

 

Et je stratifie les joues de deux gouvernails : celui du Skerry à construire avec Pierre et celui de l'Aber "Point Virgule" de Marc, qui souhaite remplacer son gouvernail standard d'une seule pièce par un gouvernail à safran pivotant.

 

En vue du retour d'Olivier qui va revenir terminer son Wherry Tandem avec son fils Hugo, je ponce la couche d'époxy que nous avions passée sur le carreau en vue du collage des listons et de la serre ajourée (en anglais spacered inwale, cf. l'article du blog de John C. Harris "The Ins and Outs of Inwales")

         
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Après avoir dépoli les deux faces du carreau du Wherry Tandem, je trace pour découper la tête des quatre membrures afin de faire place aux cales de la serre ajourée. En effet, pour des raisons mécaniques autant qu'esthétiques, chaque tête de membrure doit avoir sa cale.

 

J'utilise une scie oscillante pour faire les deux coupes verticales, et un assortiment de râpes et limes pour finir la coupe horizontale.

 

Montage à sec de l'une des cales de sapelli, que j'ai préalablement découpée dans une latte que j'ai sciée puis rabotée au calibre de la serre pour la hauteur (19 mm, avec une épaisseur de 16 mm). Chacune des 80 cales est ensuite passée sur la ponceuse à bande afin d'arrondir ses quatre petites arêtes.

         
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Vue en enfilade des quatre têtes de membrures tribord. J'étais tout occupé à me taper dans le dos pour me féliciter de cet ouvrage quand j'ai réalisé qu'il allait falloir couper la "corne" que j'avais soigneusement préservée afin de coller la serre par-dessus les cales...

 

J'entaille également la guirlande pour y loger l'extrémité avant des serres.

 

De même pour les courbes arrière.

         
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Puis je colle les 80 cales après avoir passé un moment de qualité à calculer leur distribution, en pensant avec émotion au programme de maths de seconde auquel figuraient les intervalles et qui m'était passé totalement au-dessus de la tête. J'arrive cependant à m'en sortir avec moins de ... créativité que Benoit sur son "Mounouf", le Silmaril N°3.

 

Cette vue aérienne permet de constater qu'à ma propre surprise, je suis à la tête d'une collection de 80 pinces assorties.

 

Le vendredi 14 avril, Olivier et Hugo (en rouge bordeaux) sont revenus comme prévu, de même que Pierre, (devant Hugo) qui doit commencer la construction accompagnée de son Skerry le lendemain. Notez que les pinces sont maintenant à côté des cales, collées de la veille, car nous collons le liston en premier. On voit que Hugo est en train d'encoller chacune des cales à l'époxy chargée, en vue du collage de la serre, en seconde phase.

         
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Comme on le voit ici, certaines pinces sont remplacées par des presses afin d'exercer une pression supérieure aux endroits où les pinces ne suffisent pas.

 

Le lendemain samedi, nous commençons par une session de ponçage en profondeur sur l'ensemble serre ajourée-liston, puis nous rentrons à l'abri, chassés par la pluie, afin de percer les deux bancs de nage "Big River". Ceux-ci seront en effet fixés au Wherry Tandem par deux boulons traversant le rail principal du banc de nage et les cales vissées-collées sur deux des quatre membrures.

 

On commence par percer l'extrémité arrière du rail, puis on marque pour le second trou, et on perce ! La difficulté pour ces deux perçages est d'être parfaitement vertical, car on doit en fait superposer deux trous à travers le rail du banc de nage et le trou à travers la cale fixée sur la membrure. Nous utilisons donc la perceuse à colonne avec un système de calage ad hoc. Olivier vérifie ici l'horizontalité du dispositif avant de percer.

         
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Le bout de bande de masquage collé sous le rail nous a permis de marquer visiblement à travers le trou de la membrure sous le rail. L'essuie-tout sous le rail permet d'éviter de marquer l'anodisation noire impeccable du rail en le bougeant sur la platine de la perceuse.

 

Parallèlement à ces travaux délicats, Pierre est arrivé ce samedi matin 15 avril et il commence la couture sur son Skerry tandis que je termine de Wherry Tandem avec Olivier et Hugo.

 

La pluie ayant cessé et les bancs de nage étant percés, nous ressortons le Wherry Tandem afin de poursuivre le ponçage de la serre ajourée. En effet,les arêtes des quatre cotés de chaque intervalle doivent être arrondies un par une, ce qui fait 328 arêtes...

         
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Je profite d'une petite averse pour faire cette photo du vernis sur l'okoumé du pont de mon Mill Creek 13. On se prend de vertige à imaginer les formules qui permettent de caculer le diamètre de ces gouttes en fonction de l'horizontalité et de la visosité de la surface, sans parler de la température, de l'acidité de la pluie, etc...

 

Gros plan sur le "nez" mouillé de l'hiloire du Mill Creek 13. Je rapelle à ceux qui souhaiteraient l'essayer que ce sera possible pendant le Rassemblement Arwen Marine du Lac du Der, très prochainement...

 

Pierre pousuit la couture de son Skerry.

         
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Mise en place des bordés 3 : nous n'assistons que très ponctuellement Pierre sur son Skerry, car la finition du Wherry Tandem requiert boucoup de main d'oeuvre...

 

Olivier et Hugo arrondissent une par une les arêtes des "cavités" de la serre ajourée...

 

La longueur des cavités de la serre ajourée varie de 1.25 à 1.5 fois la longueur des cales (qui font 60 mm de long). Il n'y a pas de règle établie pour cette dimension.

         
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Dernière étape : nous passons une couche d'époxy claire sur le "bois neuf" des serres ajourées et des listons. On voit comment l'époxy "mouille" le sapelli et fait ressortir sa texture.

 

Je profite d'un furtif rayon de soleil pour faire cette photo tandis que Hugo et Olivier chassent les coulures d'époxy sous la serre.

 

Pendant ce temps, à Veracruz, Pierre termine la couture de son Skerry.

         
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Nouvelle alerte à la pluie, nous avons rentré le Wherry Tandem afin de terminer la chasse aux coulures.

 

Nous terminons (un peu avant 22h) la journée en collant le Skerry avec Pierre.

 

Cette vue intérieure du Skerry montre que l'époxy "vinaigrette" a traversé certaines parties du joint entre les bordés 2 et 3 et coulé sur la surface intérieure. Nous l'éliminerons ultérieurement au grattage.

         
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En ce Dimanche de Pâques, nous chargeons le Wherry Tandem sur la voiture d'Olivier. Des boucles de cordage fin passées dans des trous de la carosserie autour du capot nous permettent de brider la proue, mais les barres de toit suffisamment écartées permettent de bien tenir la coque.

 

Cette vue de profil montre que le Wherry Tandem dépasse tout de même largement à l'arrière, même avec une voiture de bonne taille.

 

Et c'est la photo d'adieu : Olivier a ajouté un gilet de signalisation en guise de fanion de poupe. J'ai un petit pincement au coeur de voir partir le quatrième Wherry Tandem que je construis, seul ou en construction accompagnée comme celui-ci. Encore une belle et riche expérience qui se termine...

         
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Et le lundi (de Pâques aussi), nous reprenons le travail sur le Skerry de Pierre : nous avons remis la coque à l'endroit, coupé et extrait toutes les sutures et déposé la cloison centrale. Nous faisons ensuite les joints et bouchons les trous des sutures sur la surface intérieure.

 

Dans la foulée, nous drapons le tissu de verre sur la surface intérieure et commençons à le saturer de résine époxy.

 

En parallèle, nous collons les deux parties d'âme sur la joue bâbord du gouvernail, que dis-je, des gouvernaux (ah, on dit gouvernails, ok). En effet, en plus de celui du Skerry au premier plan, je fais pour l'Aber "Point-Virgule" de Marc un gouvernail à safran pivotant, car il trouve le gouvernail standard monoxyle peu pratique.

         
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Puis nous remontons la cloison centrale et vissons le puits de dérive (trois vis : deux à travers la sole et une à travers la cloison) avant de le démonter de nouveau pour l'encoller et de faire des joints-congés tout autour de ces deux pièces.

 

Nous collons ensuite les trois sièges après avoir découpé l'ébauche de l'ouverture du puits de dérive à travers le siège central.

 

Et nous avançons le travail sur le façonnage des espars. Ici, Pierre commence la création d'une cinquième face sur le mât au rabot électrique.

         
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Pierre termine à la défonceuse l'ouverture du haut du puits de dérive.

 

Puis nous collons les listons, qui sont constitués chacun de deux lattes de sapelli superposées.

 

Le lendemain, l'époxy du collage des listons ayant durci, nous enlevons toutes les presses et pinces et "finissons" les listons. Nous avons commencé à la ponceuse à bande pour araser les deux lattes et le haut du carreau, puis Pierre utilise la défonceuse afin de créer un quart de rond sur l'arête haute de l'extérieur des listons.

         
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Nous passons à la stratification de l'extérieur de la coque, qui couvre comme à l'intérieur la sole et les deux bordés 1. Nous couperons l'excédent de tissu de verre non saturé avant de passer une seconde couche d'époxy "mouillé sur mouillé".

 

Comme on le voit ici, nous avons étendu cette seconde couche d'époxy à toute la surface extérieure de la coque.

 

Après durcissement de l'époxy, nous avons fait un petit ponçage pour dépolir la zone de fixation de l'aileron et l'ouverture du puits de dérive à travers la sole. L'aileron est positionné et nous avons préparé des bandes de renfort pour les joints-congés qui vont le fixer. Deux petites bandes seront aussi stratifiées sur le pourtour de l'ouverutre du puits de dérive.

         
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Nous avons fait les joints-congés et Pierre termine ici de saturer d'époxy "claire" les bandes de renfort en fibre de verre.

 

Nous avons également passé une couche d'époxy sur les espars et collé les cales qui vont nous permettre d'ajuster le mât au pied et au passage de l'étambrai.

 

Et ça y est, le Skerry de Pierre est sur sa remorque !

         
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Nous fixons les ferrures du gouvernail : notez que celui-ci repose sur une latte tenue dans le prolongement de l'aileron. Le bout de tasseau en bois blanc de 18 mm d'épaisseur donne une petite marge de sécurité pour que le bas de ce gouvernail ne touche pas lorsque le Skerry talonnera.

 

Et nous en venons à l'essayage de la jolie misaine de teinte écrue, avec finitions traditionnelles, fournie par la voilerie Nozo.

 

Gros plan sur le palan d'amure et sa fixation renvoyée sur le pied de mât. Ce palan à six brins permet d'étarquer vigoureusement la voile au tiers bômée afin d'en obtenir le rendement optimal. Sa puissance permet de le régler sans effort, et donc fréquemment, en fonction de l'allure.

         
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Gros plan sur le capelage de l'écoute : une patte d'oie fixée à travers la "jambe" arrière du puits de dérive et passant à travers le bord arrière du siège central. La patte d'oie de la photo est un peu longue : elle devra être gréée plus courte pour limiter le ballant de la poulie basse qui porte le coinceur de l'écoute.

 

Cette vue de la vergue et de la tête de mât montre le montage "australien" de la drisse. La drisse est frappée par un mousqueton sur un erseau fixé sur le talon de la vergue. Elle passe ensuite par un second mousqueton fixé par un second erseau capelé un peu en arrière du tiers avant de la vergue. Notez que la drisse passe du côté opposé du mât, plaquant ainsi la vergue contre celui-ci, tout en lui laissant une grande liberté de mouvement longitudinal lorsque la drisse est mollie.

 

Gros plan sur l'erseau fixé juste en arrière du tiers avant de la vergue. Ce montage remplace le rocambeau coulissant autour du mât qui équipe traditionnellement la drisse des voiles au tiers. J'appelle ce montage "australien" car je l'ai piqué à l'architecte Michael Storer, auteur du Goat Island Skiff, et qui utilise beaucoup le gréément de misainier à bôme, appelé "standing lug". Et vous l'aviez deviné, Michael Storer est australien ! De plus, j'utilise des voiles au tiers depuis des années mais je n'avais jamis vu ce montage avant.

         
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Cette jolie misaine est coupée par la voilerie Nozo de Trigavou dans les Côtes d'Armor.

 

Dimanche matin, jour de départ, nous sortons le nouveau Skerry de Pierre, N°61 des Skerry de France, et mon Skerry à dérive pivotante sort aussi pour lui faire ses adieux (en fait, je profite bassement des bras de Pierre pour le retourner afin de terminer quelques détails en vue de son lancement au Rassemblement du Lac du Der).

 

Précisément une semaine après le départ du Wherry Tandem d'Olivier, c'est le départ du Skerry de Pierre pour Chatelaillon-Plage, près de La Rochelle.

         
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François nous envoie de Seine Maritime cette photo du Skerry qu'il construit à partir d'un kit qu'il a modifié en ajoutant les ouvertures visibles à travers les dessus des caisssons avant et arrière et les bancs latéraux entre le siège central et celui de l'arrière : très intéressant. François nous écrit qu'il travaille aussi sur son gréement de misainier au tiers et qu'il compte utiliser du banbou pour sa vergue et sa bôme...

 

Valère et Guénola nous envoient cette photo du Goat Island Skiff qu'ils construisent actuellement à Bucarest (capitale de la Roumanie) à partir d'un kit avec un peu de difficultés causées par la rusticité de leur atelier et des ressources auxquelles ils ont accès. Leur but est de terminer le bateau avant l'été afin de faire de la "croisière" côtière en Mer Noire : à suivre !

 

Et voici maintenant une série de photos envoyées par Gérard : il s'agit bien sûr de "La Marie Pupuce II", le second Skerry Raid de France et à ma connaissance le 5e dans notre galaxie.

         
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Je parle plus haut de rocambeau : voici celui que Gérard a confectionné pour son Skerry Raid, cintré, soudé et pourvu d'un superbe gainage en cuir cousu main : admirons un instant la qualité du travail de Gérard.

 

Et voici une photo du dispositif de cintrage du cercle principal du rocambeau : une bouteille adulte de Camping-gaz, un étau et le savoir-faire de Gérard...

 

Et soudure du "croc".

         
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Collage de l'hiloire de cockpit et des listons.

 

Gros plan sur les vis temporaires qui tiennent le liston pendant son collage.

 

Après collage, les vis temporaires sont enlevées et des bouchons sont enfoncés pour cacher les têtes de vis.

         
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Cette photo prise au cours du retournement du Skerry Raid permet de voir l'aménagement du cockpit.

 

Vue d'ensemble après une nouvelle couche d'époxy.

 

Et hop ! Sur la remorque. A ceux qui en doutaient, "La Marie Pupuce II" sera bien au Rassemblement Arwen Marine du Lac du Der.

         
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Voyez ce que j'ai trouvé dans ma boite au lettres cette semaine : l'annonce de la Fête des Canots 2017, qui se tiendra à Rolle sur le Lac Léman, les 19 et 20 août prochain. On en reparlera au Lac du Der, mais en ce qui me concerne, j'ai bien l'intention d'y aller !

 

 

 

Nous y sommes enfin ! La liste des inscrits au Rassemblement Arwen Marine au lac du Der-Chantecoq a pulvérisé tous les records précédents : à l'heure où je mets ces pages en ligne, nous avons 44 bateaux inscrits. Avis aux participants : j'arriverai sur place en fin de matinée vendredi.

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Tous ces superbes bateaux sont des kits de bateaux en bois à construire soi-même selon la technique du « cousu-collé », utilisant du contreplaqué, de la résine époxy et de la fibre de verre. Construire son bateau soi-même procure beaucoup de plaisir et une grande fierté. Démarrer à partir d’un kit vous facilite la tâche  : vous n’avez pas à vous soucier de trouver vous-même tous les éléments : contreplaqué, bois, résine époxy, tissu de verre, etc. Tout est "dans la boite", comme une maquette géante. Le fait que les pièces soient déjà découpées vous évite l’angoisse de l’erreur et une partie assez ingrate au début du projet. Vous hésitez à vous lancer seul : venez à notre atelier pour une "construction accompagnée". Si vous cherchez plutôt un bateau "tout fait", nous pouvons construire pour vous chacun de ces bateaux : demandez nous un devis pour votre bateau "barre en main" !

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